Quelques bouts rimés ...
Tout est dans tout... Et réciproquement !
jeudi 8 mai 2014
La vie d'avant la vie.
Homme te souviens-tu de ce temps bienheureux
Cette vie utérine, Hélas ! Un peu trop brève,
Dans cette bulle rose où le fétus rêve
Protégé, entouré de mille soins amoureux.
Le meilleur de la vie c’est avant la naissance,
Et l’homme inconsciemment dans la quête éperdue
Du confort absolu, du paradis perdu,
Recherchera toujours ce temps de l’innocence.
Retrouver la douceur de la vie aquatique,
Le souvenir confus de ces mois de bonheur
Le confort douillet dans cette apesanteur
Bercés dans le clapot du liquide amniotique.
Bobi 03/14
Les vivants, les morts...
…….bercé de vos langueurs Ô lames …..
Longs courriers labourant des mers exotiques.
Matelots larmoyants, pleins de mélancolie.
Pleurant la fiancée demeurée au pays.
Mais prêt à la changer pour la belle asiatique.
Dans les bistrots des ports ils traînent leur ennui.
Vagabonds de la mer, ils ne voient rien du monde,
Seulement le décor, toujours les même blondes,
Toujours les mêmes brunes, toujours les belles de nuit !
Au large, leur univers, borné au bastingage,
A terre, à la recherche des étreintes vénales,
Puis de nouveau à bord, lent roulis, doux tangage !
Peut être cherchent-ils dans cette vie marginale
A fuir des terriens, l’existence banale,
Et bercés par la mer, rêver dans les sillages .
Bobi 03/14
L'île Elephantine.
….à Mme Desroche Noblecourt…
Première cataracte, barrage d’Assouan.
La noria des felouques dans le courant du Nil
Promène les touristes croisant le long d’une île :
De l’île Eléphantine, carrefour de l’Orient !
Au dessus, le royaume des pharaons noirs
Grand lac cher à Nasser, refuge du vol des grues
Réserve d’énergie, régulateur de crues
Distribuant en aval, l’eau par ses déversoirs.
Temple de Philae, dédié à Isis
Œuvre de Nectanébo dans ce bel oasis
Reconstruit sur l’îlot tout proche d’aquilquia
Pour le sauver des eaux, montantes du barrage.
Pour le plus grand plaisir du touriste qui a
Ce poème de pierre à joindre a son bagage.
Bobi Mai 2013
baucoup de bruit pour rien !
Ce cirque naturel de la chaîne Arabique
Au bord du fleuve Nil, au site d’Amarna,
Entre Thèbes et Menphis, ce grand désert plat,
Très loin de l’influence, du clergé Thébaïque.
C’est là q’Akenamon, pris nom : Akenaton,
Cherchant à imposer un culte monothéiste,
Contre les traditions d‘un peuple polythéiste
Il imposa alors comme Dieu unique : Aton !
La chose ne s’est pas faite alors sans conséquences
Résultat prévisible de cette inconséquence
Pour une génération un désordre absolu !
Pour le peuple, pour les prêtres, un crime odieux
Le seul vrai résultat d’une une idée saugrenue
Changer un graffiti au cartouche de son Dieu !
Bobi 02 .14
Expressions
Il n’avait pas toujours , la langue dans sa poche,
Et n’avait pas appris à la tourner sept fois,
Bien que mal embouché, on lui faisait reproche
D'avaler des couleuvres, dans sa gueule de bois !
Souvent lâchant les chiens, pour de bord virer ,
En brûlant ses vaisseaux, ruant des quatre fers,
Il savait de ce jeu, son épingle tirer,
Comme les bonnes intentions, ces pavés de l’enfer !
Chassant le naturel revenu au galop,
Avec les deux panards dans le même sabot,
Et tirant les marrons du feu, sans coup férir ,
Tiré à quatre épingles, il avait pris son pied,
En mordant la poussière, et sous cape, fait rire,
Et bien satisfait d’être, dans ses petits souliers !
Bobi 04.14
samedi 22 février 2014
LES TSIGANES.
…….on les trouvaient près des écluses….
Musique lancinante pour notaires en goguette
Débauche chromatique, langoureux glissandos
Une virtuosité, au goût de majorette
Pizzicati vulgaires, pour piliers de bistrots !
Un pseudo romantisme pour fêtards avinés
Mélangeant les langueurs du déprimé slavon
Au galop trépidant des chevaux affolés
Lancés dans une course contre le violon !
Tout est alors permis, même de jouer faux
Folklore débridé aux accents triomphaux
Evoquant les espaces enneigés de bohème
Dans les odeurs de schnaps de gin et de vodka ,
Où de tristes roulottes dispensent à ceux qui l’aime
La musique grelottante des balalaïkas .
Bobi 02.14
ESPANA.
Au temps des rois chrétiens, Ferdinand, Isabelle,
Quand les Dominicains géraient l’inquisition,
Quand musulman et juifs subissaient la « Question »
Que Cristobal Colon , cherchait des terres nouvelles.
Le Grand Inquisiteur , Thomas Torquemada,
Traque les » conversos », allume les bûchers.
La fumée étouffante de ces autodafés
Accompagne à Grenade, la loi de l’Alhambra.
Marranes et morisques sont chassés de l’Espagne.
Traqués dans la cité, traqués dans campagne,
Ils descendent dans le sud et traversent la mer
Cinq siècles sont passés, des juifs solidaires,
Vont pouvoir apporter, sans doute un peu amers,
Aux terres ancestrales, une aide salutaire !
Bobi 02.14
dimanche 15 septembre 2013
Gregory
….No Man is an island….(J. Donne)
Année quatre vingt quatre , je crois le 16 Octobre
Fut noyé en Vologne un enfant de quatre ans
La chose n’est pas drôle, on trouve cependant
Aujourd’hui un public pour rire de cette opprobre !
On peut rire de tout au jour d’ hui, c’est certain.
Signe démocratique : liberté de la presse
Mais alors sans tabous, rions donc sans faiblesse ,
Si Grégory fait rire, il n’y a plus de frein !
Rire de Nagasaki, rire d’ Hiroshima
Fat man, litlle boy, essais en vraie grandeur
On peut rire aussi de crimes, sans pudeur :
Le massacre de Sabra, celui de Chatila !
Conflit serbo-croate, épurations ethniques
Génocide Arménien et la Shoa aussi ;
Pourquoi ne pas en rire, si la mort d’un petit
Est un sujet futile : Simple problème d’éthique !
Mais sur le plan moral, la mort d’un innocent,
Vaut la mort d’un peuple : Le doigt dans l’engrenage,
‘ L’Europe en est lésée ‘ : Le début du naufrage,
Rire de Grégory, c’est rire avec Satan !
Dors en paix petit homme, victime innocente
D’une sombre vengeance perpétrée par un fou
Que ce crime odieux, soit un sujet tabou,
Gardons sur cette affaire, l’ attitude décente !
Bobi 09.13.
jeudi 4 juillet 2013
Les voleurs de confitures
…….si le sel perd de sa force, avec quoi le salera-t-on ? (Mathieu 5.13)
Rive gauche de la Loire dans la banlieue de Nantes
J’ai gâché ma jeunesse et un peu ma santé
D’une sinistre geôle , pensionnaire obligé
Pour un adolescent : enfer digne de Dante !
J’ai eu froid, j’ai eu faim, et j’ai perdu mon temps
Dans des messes ânonnées , quotidiennement subites
Dans les saintes retraites, des bons pères jésuites
Qui ont réputation d’aimer bien les enfants !
Enseignement douteux, compétence suspecte,
Succès aux examens, statistiques truquées
Lavage de cerveau, ambiance plombée
Restriction mentale pour mensonges abjects
Mais ce que j’ai subi je peux le pardonner.
Par contre il est des choses qu’on ne peut oublier.
Pour un jeune garçon, il est des forfaitures
Qu’on ne peut accepter : Comme le vol récurrent
Au dépend des élèves, de pots de confitures
Expédiés par les soins de leurs chers parents.
Bobi Juin 2013
mercredi 5 juin 2013
Atlantique Nord .
Atlantique Nord.
J’ai connu un lascar, un vrai ‘Maître après Dieu’
Qui insultait la mer, lorsqu’elle était farouche
Aux ailerons de passerelle, l’invective à la bouche
Crachant vers les nuages, des jurons odieux.
Vielle carne disait-il, vas-tu bientôt finir
D’ainsi nous secouer, ta conduite stupide !
Te fais plus vieille encore avec ces grosses rides
Quel plaisir trouves-tu idiote à t’enlaidir !
J’ai vu souvent le temps commencer à mollir
Comme si le baromètre allait lui obéir ?
Et comme si l’océan devenait raisonnable
En lui obéissant comme ses matelots.
Ainsi faisait-il croire, cet homme redoutable,
A tout son équipage, qu’il commandait aux flots !
Bobi 05/13
L’île Eléphantine.
….à Mme Desroche Noblecourt…
Première cataracte, barrage d’Assouan.
La noria des felouques dans le courant du Nil
Promène les touristes croisant le long d’une île :
De l’île Eléphantine, carrefour de l’Orient !
Au dessus, le royaume des pharaons noirs
Grand lac cher à Nasser, refuge du vol des grues
Réserve d’énergie, régulateur de crues
Distribuant en aval, l’eau par ses déversoirs.
Temple de Philae, dédié à Isis
Œuvre de Nectanébo dans ce bel oasis
Reconstruit sur l’îlot tout proche d’aquilquia
Pour le sauver des eaux, montantes du barrage
Pour le plus grand plaisir du touriste qui a
Ce poème de pierre à joindre a son bagage.
Bobi 05/13
mardi 28 mai 2013
Défonce de la langue !
…que ton vers soit la chose envolée …
Plaisirs douloureux, adiction masochiste
D’un gracieux oxymore, formes dichotomiques,
Usages immodérés, de termes antinomiques
Pléonasmes, contresens, écriture anarchiste.
Hiatus, ennemi de l’allitération.
Aimable diérèse, pour le vers raccourci,
Exergue, introduisant la suite en rétréci.
Hyperboles, métaphores, versification !
Apocope, épiphore, chiasme, anacoluthe,
Syntaxe ésotérique, domptée de haute lutte
Suite parfois fumeuse, fantasmes incongrus,
Ce monde analphabète, habité de chimères
Exprime un volapuk nourri de coquecigrues
Absconse loghorrée, existence éphémère !
Bobi 05/13
jeudi 16 mai 2013
LES POULES DU CAP St JACQUES.
Nuits de Chine, nuits câlines, nuits d’amours !
Ami ! Te souviens-tu des filles du cap Saint Jacques
Qui grimpaient comme des chats, passant les écubiers,
La chaîne du mouillage, leur servant d’escalier,
Venues louer, pour manger, leurs corps Dionysiaques.
Pendant la remontée du fleuve vers Saïgon
Elles feront connaissance avec l’équipage.
Investissant le bord, cette troupe volage,
Ce charmant poulailler, pépiant dans son jargon !
Elles abusent alors, des cabines de douches
Peut être pour l’ hygiène , sûrement pour le plaisir.
Puis jouquées° comme poules, invitant à choisir,
Celle qui partagera l’amoureuse escarmouche !
Juste au milieu du fleuve, au niveau de la ville,
Une barque étale° le courant de rivière.
Sous l’exotique lune, elle semble immobile.
A une heure du matin, la troupe aviaire
S’affale dans la jonque venue le long du bord
Qui s’efface sur le fleuve, dans le reflet du port !
Bobi 05/13
°patois vendéen : jouquer ou monter à jouque
° étaler : compenser la dérive due au courant
samedi 16 février 2013
Sol y sombra
Le soleil de cinq heures éclabousse l’arène
Le fier matador avec sa quadrilla
Foule d’un pas martial le sable de la plaza
Saluant la présidence et la loge des reines
La musique des cuivres rythme le paseo
Les applaudissements de la foule complice
Venu en très grand nombre assister au supplice
Témoignant la ferveur des aficionados
Bondissant du toril le fauve exacerbé
Déboule dans le cirque chargeant les larges capes
Il va subir alors cet horrible handicap
L’énorme frustration de ne rien encorner.
Mais pour le fatiguer, on lui donne une cible
Un vieux cheval étique aveuglé d’un torchon
Monté par un gros homme armé d’un long bâton
Qui provoque au garrot une brûlure indicible.
Et puis c’est le ballet des fantômes volants.
Contacts insaisissables mais néanmoins pointus,
Les banderilleros de paillettes vêtus,
Accrochent dans son cuir de curieux ornements.
Puis la cible se fixe : un chiffon écarlate,
Lui dit à chaque instant où est son tourmenteur,
Mais sa corne impatiente ne rencontre qu’un leure
Il voudrait maintenant regagner ses pénates !
Escorté par les bœufs, retourner au corral,
Retrouver les pâtures de la plaine andalouse
Soigneusement soignées, précieuses pelouses
Pour son usage unique, paradis pastoral !
Hélas il est trop tard, il faut finir le drame,
Il est indispensable qu’il meurt maintenant
Toute son existence pour ce dernier moment
Pour l’ultime spectacle : La mort est au programme !
Il est statufié, le mufle au ras du sol ;
Les pattes parallèles, les omoplates ouvertes
Tout est prêt pour l’estoc et d’une main experte
L’homme va le servir, aux tendidos de sol !
Bobi 02 13
Mr et Mme Alzeimer
Dans le jardin d’enfants rempli de pâquerettes
Un couple de vieux somnole en se tenant la main
Soudain la femme sursaute car au bout du chemin
Passe un marchand de glaces avec sa charrette
Regarde s’écrie t-elle secouant son époux
Des sorbets à la fraise peut être à la pistache
Vas donc en chercher deux, vas donc cher Eustache
Marque sur un papier, sinon tu oublies tout !
Eustache obtempère mais d'une voix geignarde.
Il revient peu après tenant dans chaque main
Des saucisses fumantes : Mais où est la moutarde ?
Dis la femme fâchée, je t’avais prévenu
Il faut bien tout noter, si tu n’y prends point garde
Tu risque de rencontrer bien des déconvenues.
Bobi 02 13
jeudi 11 octobre 2012
L’automne sur le marais.
…….cry of the banshee….
La brume sur le marais étend son manteau gris.
Voici venue l’automne la saison nostalgique,
Paysages floutés ambiance magique
Le décor incertain, vieux arbres rabougris.
Et comme une fumée flottant sur la rivière,
Des filets de brouillard au contact de l’eau,
Font ces spectres livides au milieu des roseaux.
Les troncs d’arbres tordant leurs branches sur la vasière,
Comme des bronzes torturés de chez Giacometti.
Et dérivant sur l’onde, le fantôme d’Ophélie
Sa noyade annoncée, aux cris de la sorcière !
Ainsi meurt l’été en ce mois blanc et noir
Début d’une agonie se terminant l’hiver
Dans le brouillard du fleuve, ce cosmique encensoir !
Bobi 10 2012
dimanche 19 août 2012
Les amants de vérone.
Un cul-de-basse-fosse, des culs-de basse-fosse !
Connaissez vous l’histoire de Juliette Capulet
Qui vint s’unir un jour au jeune Roméo
Du clan des Montégu, un jour de rodéo
Dans la ville de Vérone aux anciens parapets.
Par le mal de Naples, elle fut contaminée,
Que le beau Roméo lui fila sans vergogne,
Au bout de quelques mois elle sentait la charogne,
Mais Roméo aussi, l’idylle terminée.
Les symptômes bien connus de ce genre de mal,
Firent que le couple fut désormais marginal,
Pustules chancre mou, les dents qui se déchaussent.
Vérole ! Qu’as-tu fait, de ces amants si beaux,
Habitant désormais des culs de basse fosse,
Qui avaient noms je crois, Juliette et Roméo ?
Bobi 08.12
samedi 21 juillet 2012
Les pource.
….pour-ce aimez moi cependant qu’este belle…On les nommaient les pources, souvenir de Ronsard ! Aujourd’hui je les eu trouvées toutes jolies La jeunesse pour les vieux, pleins de mélancolie Fait des disgracieuses , les cibles des vieux renards ! Le terme n’est pas flatteur pour ces adolescentes, Dans pourceau il y a pource ! Un hasard malheureux ! Et pour cette raison le terme fit long feu Mais on trouve aujourd’hui les expressions récentes Comme gourdace, boudin, j’en passe pour l’éreintage Qui ne valent guère mieux, pource avait l’avantage De citer les « Amours » de notre vieux galant Les jeunes d’aujourd’hui n’ont pas lu les ‘Amours’ J’aurais fait mon possible pour remettre dans le vent Un terme désuet, vieillot, au goût du jour. Bobi 07 2012
jeudi 7 juin 2012
L'oeil du rhino
…………….l’homme est un roseau pensant …..
J’ai, dans une autre vie, été un dur à cuire,
Je chassais en Afrique le gros rhinocéros
Animal connu pour son humeur féroce
Protégé par sa peau, un blindage de cuir !
Pour l’avoir, c’est dans l’œil qu’il convient de tirer.
Nourrissez le de choux gros comme des mamelles
Et puis le jour choisi, c’est des choux de Bruxelles
Que vous lui proposez. Vous traitant de taré :
ça des choux ! dira-t-il en montrant sa paupière
Mon œil ! Et vous saurez ce qu’il vous reste à faire
Ne perdez pas de temps : Tirez où il vous montre !
Mais ne le ratez pas car il est susceptible,
Et peut vous en vouloir d’avoir à son encontre,
D’inamicaux projets qu’il trouve inadmissibles.
Bobi 06/2012
lundi 28 mai 2012
Mâatkaré
……martelez, martelez, il en reste toujours quelque chose ! …
Rive du Nil, où sont les pistes des méharis,
Les multiples terrasses du temple d’hatshepsout,
Merveille des merveilles, chef-d’œuvre de Sénémout
Eclaboussent de blanc le Deir el Bahari.
Cette grande esplanade en sa forme carrée.
Dans la montagne de Thèbes balayée par le vent
Témoigne de ton passage il y a trois mille ans
Fille de Toutmosis, divine Mâatkare
Mais ton nom nulle part n’apparaît en ces lieux
De ce temple érigé pour le culte des Dieux
Ton passage ici bas soigneusement effacé,
Atteste ton emprise sur la Grande Maison.
Ta représentation, en tout lieux martelée,
Pour nous faire oublier que tu fus Pharaon !
Bobi 05/12
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