Quelques bouts rimés ...
Tout est dans tout... Et réciproquement !
mercredi 5 juin 2013
Atlantique Nord .
Atlantique Nord.
J’ai connu un lascar, un vrai ‘Maître après Dieu’
Qui insultait la mer, lorsqu’elle était farouche
Aux ailerons de passerelle, l’invective à la bouche
Crachant vers les nuages, des jurons odieux.
Vielle carne disait-il, vas-tu bientôt finir
D’ainsi nous secouer, ta conduite stupide !
Te fais plus vieille encore avec ces grosses rides
Quel plaisir trouves-tu idiote à t’enlaidir !
J’ai vu souvent le temps commencer à mollir
Comme si le baromètre allait lui obéir ?
Et comme si l’océan devenait raisonnable
En lui obéissant comme ses matelots.
Ainsi faisait-il croire, cet homme redoutable,
A tout son équipage, qu’il commandait aux flots !
Bobi 05/13
L’île Eléphantine.
….à Mme Desroche Noblecourt…
Première cataracte, barrage d’Assouan.
La noria des felouques dans le courant du Nil
Promène les touristes croisant le long d’une île :
De l’île Eléphantine, carrefour de l’Orient !
Au dessus, le royaume des pharaons noirs
Grand lac cher à Nasser, refuge du vol des grues
Réserve d’énergie, régulateur de crues
Distribuant en aval, l’eau par ses déversoirs.
Temple de Philae, dédié à Isis
Œuvre de Nectanébo dans ce bel oasis
Reconstruit sur l’îlot tout proche d’aquilquia
Pour le sauver des eaux, montantes du barrage
Pour le plus grand plaisir du touriste qui a
Ce poème de pierre à joindre a son bagage.
Bobi 05/13
mardi 28 mai 2013
Défonce de la langue !
…que ton vers soit la chose envolée …
Plaisirs douloureux, adiction masochiste
D’un gracieux oxymore, formes dichotomiques,
Usages immodérés, de termes antinomiques
Pléonasmes, contresens, écriture anarchiste.
Hiatus, ennemi de l’allitération.
Aimable diérèse, pour le vers raccourci,
Exergue, introduisant la suite en rétréci.
Hyperboles, métaphores, versification !
Apocope, épiphore, chiasme, anacoluthe,
Syntaxe ésotérique, domptée de haute lutte
Suite parfois fumeuse, fantasmes incongrus,
Ce monde analphabète, habité de chimères
Exprime un volapuk nourri de coquecigrues
Absconse loghorrée, existence éphémère !
Bobi 05/13
jeudi 16 mai 2013
LES POULES DU CAP St JACQUES.
Nuits de Chine, nuits câlines, nuits d’amours !
Ami ! Te souviens-tu des filles du cap Saint Jacques
Qui grimpaient comme des chats, passant les écubiers,
La chaîne du mouillage, leur servant d’escalier,
Venues louer, pour manger, leurs corps Dionysiaques.
Pendant la remontée du fleuve vers Saïgon
Elles feront connaissance avec l’équipage.
Investissant le bord, cette troupe volage,
Ce charmant poulailler, pépiant dans son jargon !
Elles abusent alors, des cabines de douches
Peut être pour l’ hygiène , sûrement pour le plaisir.
Puis jouquées° comme poules, invitant à choisir,
Celle qui partagera l’amoureuse escarmouche !
Juste au milieu du fleuve, au niveau de la ville,
Une barque étale° le courant de rivière.
Sous l’exotique lune, elle semble immobile.
A une heure du matin, la troupe aviaire
S’affale dans la jonque venue le long du bord
Qui s’efface sur le fleuve, dans le reflet du port !
Bobi 05/13
°patois vendéen : jouquer ou monter à jouque
° étaler : compenser la dérive due au courant
samedi 16 février 2013
Sol y sombra
Le soleil de cinq heures éclabousse l’arène
Le fier matador avec sa quadrilla
Foule d’un pas martial le sable de la plaza
Saluant la présidence et la loge des reines
La musique des cuivres rythme le paseo
Les applaudissements de la foule complice
Venu en très grand nombre assister au supplice
Témoignant la ferveur des aficionados
Bondissant du toril le fauve exacerbé
Déboule dans le cirque chargeant les larges capes
Il va subir alors cet horrible handicap
L’énorme frustration de ne rien encorner.
Mais pour le fatiguer, on lui donne une cible
Un vieux cheval étique aveuglé d’un torchon
Monté par un gros homme armé d’un long bâton
Qui provoque au garrot une brûlure indicible.
Et puis c’est le ballet des fantômes volants.
Contacts insaisissables mais néanmoins pointus,
Les banderilleros de paillettes vêtus,
Accrochent dans son cuir de curieux ornements.
Puis la cible se fixe : un chiffon écarlate,
Lui dit à chaque instant où est son tourmenteur,
Mais sa corne impatiente ne rencontre qu’un leure
Il voudrait maintenant regagner ses pénates !
Escorté par les bœufs, retourner au corral,
Retrouver les pâtures de la plaine andalouse
Soigneusement soignées, précieuses pelouses
Pour son usage unique, paradis pastoral !
Hélas il est trop tard, il faut finir le drame,
Il est indispensable qu’il meurt maintenant
Toute son existence pour ce dernier moment
Pour l’ultime spectacle : La mort est au programme !
Il est statufié, le mufle au ras du sol ;
Les pattes parallèles, les omoplates ouvertes
Tout est prêt pour l’estoc et d’une main experte
L’homme va le servir, aux tendidos de sol !
Bobi 02 13
Mr et Mme Alzeimer
Dans le jardin d’enfants rempli de pâquerettes
Un couple de vieux somnole en se tenant la main
Soudain la femme sursaute car au bout du chemin
Passe un marchand de glaces avec sa charrette
Regarde s’écrie t-elle secouant son époux
Des sorbets à la fraise peut être à la pistache
Vas donc en chercher deux, vas donc cher Eustache
Marque sur un papier, sinon tu oublies tout !
Eustache obtempère mais d'une voix geignarde.
Il revient peu après tenant dans chaque main
Des saucisses fumantes : Mais où est la moutarde ?
Dis la femme fâchée, je t’avais prévenu
Il faut bien tout noter, si tu n’y prends point garde
Tu risque de rencontrer bien des déconvenues.
Bobi 02 13
jeudi 11 octobre 2012
L’automne sur le marais.
…….cry of the banshee….
La brume sur le marais étend son manteau gris.
Voici venue l’automne la saison nostalgique,
Paysages floutés ambiance magique
Le décor incertain, vieux arbres rabougris.
Et comme une fumée flottant sur la rivière,
Des filets de brouillard au contact de l’eau,
Font ces spectres livides au milieu des roseaux.
Les troncs d’arbres tordant leurs branches sur la vasière,
Comme des bronzes torturés de chez Giacometti.
Et dérivant sur l’onde, le fantôme d’Ophélie
Sa noyade annoncée, aux cris de la sorcière !
Ainsi meurt l’été en ce mois blanc et noir
Début d’une agonie se terminant l’hiver
Dans le brouillard du fleuve, ce cosmique encensoir !
Bobi 10 2012
dimanche 19 août 2012
Les amants de vérone.
Un cul-de-basse-fosse, des culs-de basse-fosse !
Connaissez vous l’histoire de Juliette Capulet
Qui vint s’unir un jour au jeune Roméo
Du clan des Montégu, un jour de rodéo
Dans la ville de Vérone aux anciens parapets.
Par le mal de Naples, elle fut contaminée,
Que le beau Roméo lui fila sans vergogne,
Au bout de quelques mois elle sentait la charogne,
Mais Roméo aussi, l’idylle terminée.
Les symptômes bien connus de ce genre de mal,
Firent que le couple fut désormais marginal,
Pustules chancre mou, les dents qui se déchaussent.
Vérole ! Qu’as-tu fait, de ces amants si beaux,
Habitant désormais des culs de basse fosse,
Qui avaient noms je crois, Juliette et Roméo ?
Bobi 08.12
samedi 21 juillet 2012
Les pource.
….pour-ce aimez moi cependant qu’este belle…On les nommaient les pources, souvenir de Ronsard ! Aujourd’hui je les eu trouvées toutes jolies La jeunesse pour les vieux, pleins de mélancolie Fait des disgracieuses , les cibles des vieux renards ! Le terme n’est pas flatteur pour ces adolescentes, Dans pourceau il y a pource ! Un hasard malheureux ! Et pour cette raison le terme fit long feu Mais on trouve aujourd’hui les expressions récentes Comme gourdace, boudin, j’en passe pour l’éreintage Qui ne valent guère mieux, pource avait l’avantage De citer les « Amours » de notre vieux galant Les jeunes d’aujourd’hui n’ont pas lu les ‘Amours’ J’aurais fait mon possible pour remettre dans le vent Un terme désuet, vieillot, au goût du jour. Bobi 07 2012
jeudi 7 juin 2012
L'oeil du rhino
…………….l’homme est un roseau pensant …..
J’ai, dans une autre vie, été un dur à cuire,
Je chassais en Afrique le gros rhinocéros
Animal connu pour son humeur féroce
Protégé par sa peau, un blindage de cuir !
Pour l’avoir, c’est dans l’œil qu’il convient de tirer.
Nourrissez le de choux gros comme des mamelles
Et puis le jour choisi, c’est des choux de Bruxelles
Que vous lui proposez. Vous traitant de taré :
ça des choux ! dira-t-il en montrant sa paupière
Mon œil ! Et vous saurez ce qu’il vous reste à faire
Ne perdez pas de temps : Tirez où il vous montre !
Mais ne le ratez pas car il est susceptible,
Et peut vous en vouloir d’avoir à son encontre,
D’inamicaux projets qu’il trouve inadmissibles.
Bobi 06/2012
lundi 28 mai 2012
Mâatkaré
……martelez, martelez, il en reste toujours quelque chose ! …
Rive du Nil, où sont les pistes des méharis,
Les multiples terrasses du temple d’hatshepsout,
Merveille des merveilles, chef-d’œuvre de Sénémout
Eclaboussent de blanc le Deir el Bahari.
Cette grande esplanade en sa forme carrée.
Dans la montagne de Thèbes balayée par le vent
Témoigne de ton passage il y a trois mille ans
Fille de Toutmosis, divine Mâatkare
Mais ton nom nulle part n’apparaît en ces lieux
De ce temple érigé pour le culte des Dieux
Ton passage ici bas soigneusement effacé,
Atteste ton emprise sur la Grande Maison.
Ta représentation, en tout lieux martelée,
Pour nous faire oublier que tu fus Pharaon !
Bobi 05/12
lundi 21 mai 2012
Cauchemar maritime
...et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir ..Pour son dernier mouillage dans le fleuve Achéron, Il a filé la chaine jusqu'à l'étalingure, Voilier métaphysique aux larges envergures, A l'ancre dans ces eaux surveillées par Charon. Désormais à l'abri des houles déferlantes Evitant dans la rade au rythme des marées, La flotille fantôme des nefs égarées Roule d'un bord sur l'autre, ses vergues pendulantes. La noire embarcation conduite par le nocher, Va quérir l'obole au milieu des rochers Péage obligé pour le dernier passage Cimetière marin où planent les goélands Habités par les âmes des défunts équipages Perpétuant la légende du hollandais volant. Bobi 04 12
lundi 7 mai 2012
3 K
….à H.Reeves …
Ô ! Mondes innombrables, amas de galaxies,
Soleils explosants en supernovae
Pépinières d’étoiles, poussières agrégés,
Pulsars à neutrons, monstrueuses toupies,
Trous noirs invisibles, dévoreurs de matière
Atracteurs sauvages, ces monstres boulimiques
Finiront-ils un jour en un gouffre unique
Un entonnoir mortel : Cosmique cimetière !
Au bout d’un bras spiral, de notre voie lactée
Tourne autour d’une étoile, un monde habité
Une fragile boule : petit vaisseau spatial.
Trajectoire circulaire, cercle répétitif
Où encore subsiste, dans le vide sidéral ,
Le rayonnement fossile de l’éclair primitif !
Bobi 05 12
mercredi 11 avril 2012
OMBRE FURTIVE
….à mon frère…
Dans ce théâtre étrange, dans cette comédie,
Tu as joué ton rôle comme le fait un acteur,
Quelques actes remplis de bruit et de fureur,
Et puis tu es parti mais sans avoir compris.
Car nul ne comprend à quoi rime la scène,
Que chacun doit jouer, tout au long d’une vie,
Ce livret, dont on dit qu’un fou l’aurait écrit,
Et qui n’a aucun sens : une histoire obscène !
Tu connais désormais l’envers du miroir,
Ce mystère effrayant que je crois entrevoir,
Sans doute le Néant, et sans formalité ,
Car peut-il exister une réponse valable,
A la grande question : Quelle finalité
Pour cette pauvre farce, écrite sur le sable ?
Bobi 04. 12
Dans ce théâtre étrange, dans cette comédie,
Tu as joué ton rôle comme le fait un acteur,
Quelques actes remplis de bruit et de fureur,
Et puis tu es parti mais sans avoir compris.
Car nul ne comprend à quoi rime la scène,
Que chacun doit jouer, tout au long d’une vie,
Ce livret, dont on dit qu’un fou l’aurait écrit,
Et qui n’a aucun sens : une histoire obscène !
Tu connais désormais l’envers du miroir,
Ce mystère effrayant que je crois entrevoir,
Sans doute le Néant, et sans formalité ,
Car peut-il exister une réponse valable,
A la grande question : Quelle finalité
Pour cette pauvre farce, écrite sur le sable ?
Bobi 04. 12
mardi 24 janvier 2012
VAMPYR.
Tu es belle ma sorcière, comme une cathédrale.
Ton étreinte mortelle aux plaisirs indicibles,
De ton corps diaphane, ma soif incoercible,
M’enchaînent dans ta demeure, humide, sépulcrale.
Mon reflet, au miroir, chaque jour faiblissant,
La brûlure du soleil sur mon corps blafard,
Et mes traits affaissés, comme ceux d’un vieillard,
De ma métamorphose stigmates angoissants !
Je suis si fatigué que je dors tout le jour,
Mais la nuit est à nous, à toi, mon fol amour,
Ma fiancée gothique, ma diablesse, ma goule !
Tu te nourris de moi par tes baisers ardents,
Et par deux petits trous c’est ma vie qui s’écoule :
Aux veines de mon cou, l’empreinte de tes dents !
Bobi 01/2012
Ton étreinte mortelle aux plaisirs indicibles,
De ton corps diaphane, ma soif incoercible,
M’enchaînent dans ta demeure, humide, sépulcrale.
Mon reflet, au miroir, chaque jour faiblissant,
La brûlure du soleil sur mon corps blafard,
Et mes traits affaissés, comme ceux d’un vieillard,
De ma métamorphose stigmates angoissants !
Je suis si fatigué que je dors tout le jour,
Mais la nuit est à nous, à toi, mon fol amour,
Ma fiancée gothique, ma diablesse, ma goule !
Tu te nourris de moi par tes baisers ardents,
Et par deux petits trous c’est ma vie qui s’écoule :
Aux veines de mon cou, l’empreinte de tes dents !
Bobi 01/2012
vendredi 20 janvier 2012
Walk with Moses.
J’ai, dans une autre vie, marché avec Moïse,
Menant le peuple Hébreux vers Tel-er-Retaba
Le long des eaux limpides du lac Zapouna
Dans l’épuisante quête de la terre promise.
L’armée de Pharaon levait dans le Sinaï
Une poussière épaisse sur ces chemins de roches
Poursuivant les hébreux à chaque instant plus proches
Arrêtés par le lac comme par une muraille
On vit alors Moïse en écartant les bras
Ouvrir dans les flots une route magique
Qu’emprunta aussitôt la horde hébraïque
Et lorsque Pharaon à son tour s’y risqua
La vague se referma sur lui et ses chevaux.
Noyant hommes et bêtes dans ce mouvant tombeau .
Bobi 01.2012
Menant le peuple Hébreux vers Tel-er-Retaba
Le long des eaux limpides du lac Zapouna
Dans l’épuisante quête de la terre promise.
L’armée de Pharaon levait dans le Sinaï
Une poussière épaisse sur ces chemins de roches
Poursuivant les hébreux à chaque instant plus proches
Arrêtés par le lac comme par une muraille
On vit alors Moïse en écartant les bras
Ouvrir dans les flots une route magique
Qu’emprunta aussitôt la horde hébraïque
Et lorsque Pharaon à son tour s’y risqua
La vague se referma sur lui et ses chevaux.
Noyant hommes et bêtes dans ce mouvant tombeau .
Bobi 01.2012
samedi 3 décembre 2011
LES VIEUX AMANTS
….. la belle si tu voulais, nous dormirions ensemble….
Dans cette nuit glacée de cette fin d’hiver,
Dans cette immense couche qui nous sert de lit,
Aux frontières du vide, toi et moi endormis
Tirant la couverture dont le lit est couvert.
Lorsque nous étions jeunes, fermement enlacés
Un chiffon suffisait à couvrir notre couple
Se réchauffant l’un l’autre accouplés comme poulpes
Nos souffles se mêlants comme vents alizés.
Désormais, la tempête, fait partie de nos rêves
Nous ronflons de conserve ainsi que des bassons,
A qui couvrira l’autre, là je parle du son,
Mais la lutte pour la couette, dans un combat sans trêve,
Accompagnée du bruit que nous jouons ensemble,
Si ça n’est pas la guerre, Dieu que ça y ressemble !
Bobi 12 .11
Dans cette nuit glacée de cette fin d’hiver,
Dans cette immense couche qui nous sert de lit,
Aux frontières du vide, toi et moi endormis
Tirant la couverture dont le lit est couvert.
Lorsque nous étions jeunes, fermement enlacés
Un chiffon suffisait à couvrir notre couple
Se réchauffant l’un l’autre accouplés comme poulpes
Nos souffles se mêlants comme vents alizés.
Désormais, la tempête, fait partie de nos rêves
Nous ronflons de conserve ainsi que des bassons,
A qui couvrira l’autre, là je parle du son,
Mais la lutte pour la couette, dans un combat sans trêve,
Accompagnée du bruit que nous jouons ensemble,
Si ça n’est pas la guerre, Dieu que ça y ressemble !
Bobi 12 .11
jeudi 17 novembre 2011
Le scorpion et le crocodile.
Je voudrais vous conter une histoire africaine.
L’action se déroule sur le fleuve Casamance,
Où les sauriens pullulent en douce somnolence,
Tout près de Ziguinchor, cette cité lointaine.
Voulant passer le fleuve, un scorpion ordinaire
Demande au caïman qui gîtait en ces lieux
De lui servir de barque,le reptile généreux
N’ayant rien d’autre à faire, accepte, débonnaire.
Bien mal lui en prend car subrepticement,
L’imprévisible bête, s’avise soudainement
De piquer dans le dos son gracieux transporteur.
Ils se noient donc ensemble,et avant qu’ils n’expirent
Le scorpion au croco, dans un dernier soupir:
Je te l’avais bien dit : Plus con que moi tu meurs !
Bobi 15.11.11
L’action se déroule sur le fleuve Casamance,
Où les sauriens pullulent en douce somnolence,
Tout près de Ziguinchor, cette cité lointaine.
Voulant passer le fleuve, un scorpion ordinaire
Demande au caïman qui gîtait en ces lieux
De lui servir de barque,le reptile généreux
N’ayant rien d’autre à faire, accepte, débonnaire.
Bien mal lui en prend car subrepticement,
L’imprévisible bête, s’avise soudainement
De piquer dans le dos son gracieux transporteur.
Ils se noient donc ensemble,et avant qu’ils n’expirent
Le scorpion au croco, dans un dernier soupir:
Je te l’avais bien dit : Plus con que moi tu meurs !
Bobi 15.11.11
samedi 15 octobre 2011
Rencontre du troisième âge.
A Marif…
Dans cet étrange lieu, pour cet anniversaire,
Coule le vin de Champagne qui donne des vertiges
Et leur fait oublier les maux qui les affligent
Ils sont là trente ‘anciens’ dans une champignonnière.
Les yeux baignés de larmes des regards presbytes
Tassés devant le feu, ils chauffent leur arthrite
Oubliant pour une heure leur goutte et leur néphrite
Rassemblés dans la grotte comme des troglodytes.
Chacun d’eux se réjouit de cette réunion
Mais la joie est gâtée par cette question :
Est-ce la dernière fête à laquelle j’ assiste ?
Lequel de ces amis, aussitôt remplacé,
De ces joyeux compères, en cette belle assemblée
Sera pointé absent sur la prochaine liste ?
Bobi 06.10.11
Dans cet étrange lieu, pour cet anniversaire,
Coule le vin de Champagne qui donne des vertiges
Et leur fait oublier les maux qui les affligent
Ils sont là trente ‘anciens’ dans une champignonnière.
Les yeux baignés de larmes des regards presbytes
Tassés devant le feu, ils chauffent leur arthrite
Oubliant pour une heure leur goutte et leur néphrite
Rassemblés dans la grotte comme des troglodytes.
Chacun d’eux se réjouit de cette réunion
Mais la joie est gâtée par cette question :
Est-ce la dernière fête à laquelle j’ assiste ?
Lequel de ces amis, aussitôt remplacé,
De ces joyeux compères, en cette belle assemblée
Sera pointé absent sur la prochaine liste ?
Bobi 06.10.11
mercredi 7 septembre 2011
Le meilleur des mondes (possible)
Vous me dites : Cher monsieur, ma chatte a mis bas
Six chatons adorables, et j’en ai placé deux,
Mais il en reste quatre que personne ne veut
Faites-en ce qu’il vous plaît, mais qu’ils ne soufrent pas !
L’humanité comporte deux parties inégales :
Une majorité, qui élève des chats
Ceux qui vont à la messe, et en font tout un plat,
Et puis des meurtriers aux mœurs amorales !
Des noyeurs de chatons, avec ou sans éther,
Etres impitoyables, des méchants sans scrupules,
Ils détestent la vie ces tueurs pervers,
Et pourtant je me dis si on ne faisait rien,
Il se pourrait bientôt que les félins pullulent !
Pour faire le monde, il faut, aussi, des assassins.
Bobi. 09 .11
Six chatons adorables, et j’en ai placé deux,
Mais il en reste quatre que personne ne veut
Faites-en ce qu’il vous plaît, mais qu’ils ne soufrent pas !
L’humanité comporte deux parties inégales :
Une majorité, qui élève des chats
Ceux qui vont à la messe, et en font tout un plat,
Et puis des meurtriers aux mœurs amorales !
Des noyeurs de chatons, avec ou sans éther,
Etres impitoyables, des méchants sans scrupules,
Ils détestent la vie ces tueurs pervers,
Et pourtant je me dis si on ne faisait rien,
Il se pourrait bientôt que les félins pullulent !
Pour faire le monde, il faut, aussi, des assassins.
Bobi. 09 .11
Inscription à :
Articles (Atom)