Quelques bouts rimés ...
Tout est dans tout... Et réciproquement !
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dimanche 31 mai 2009
Demain
Monotonie du temps, mélodie de l'ennui
Demain, un autre "hier", semblable à aujourd'hui !
Demain c'est la promesse d'un monde différent,
Demain comme un beau fruit, offert gracieusement.
"Remettre au lendemain" optimiste message
"S'en remettre à demain" attitude du sage !
Demain c'est entendu , on rasera gratis
Promesses politiques, mensonges au goût d'anis !
Demain c'est le futur, demain c'est l'avenir,
Demain qui pourrait bien ne jamais revenir !
Car demain mène à tout, mais homme n'oublie pas,
Qu'il est un lendemain que tu ne verras pas !
Bobi 05 09
lundi 3 novembre 2008
Tousaint
et le siècle couler, sans qu'amis ni famille...
L'automne a habillé de gris
Les rues de la ville qui pleure,
Ainsi je reste compter les heures
En ma demeure qui sue l'ennui !
La Toussaint sur ce temps laisse
Une ambiance funèbre équivoque
La fête de tous les saints provoque
Le devoir de mémoire aux morts !
Le temps est adéquat en somme
Pour l'entretien des sépultures
Se projeter dans le futur :
Réfléchir au destin de l'homme.
Une fois par année suffit
A ce dangereux exercice.
En abuser serait propice
A une grave maladie.
.
samedi 15 mars 2008
La légende d'Ays.
Quand la lune de septembre blanchit les toits d'ardoises,de profondis clamavit ....
Que blanchissent les vagues de la mer d'Iroise,
Que le vent de noroît soufle sur Ouessant,
Que la mer se déchire aux îles du ponant,
Que les goélands fous, criaillent, habités
Soi-disant par les âmes des marins trépassés,
Alors, des Birvideaux, sourd comme un cantique.
De la ville engloutie, de ses ruines antiques
Monte ce Requiem aux anciens habitants,
Cette messe des morts, du fond de l'océan.
Aux marées d'équinoxe, lorsque baissent les eaux,
Les trépassés d'Ays, pleurent aux Birvideaux !..
.
.
.
vendredi 7 mars 2008
Le dernier cri.
Je joue d'un violon qui n'est pas à moi...
...On me l'a prêté...J'oublie quelquefois
Que je le rendrai...Le propriétaire
Viendra le chercher...Il le reprendra...
Qu'est-ce que je ferai à ce moment là ?...
Je dirai "merci"...Y a rien d'autre à faire...
...Mais je suis vexé... S'il me dit comme ça :
" Je t'en prête un autre"...
Il pourra courir !... Je n'en voudrai pas !
J.P. Lasmoles.
La Rochelle nov. 93
...On me l'a prêté...J'oublie quelquefois
Que je le rendrai...Le propriétaire
Viendra le chercher...Il le reprendra...
Qu'est-ce que je ferai à ce moment là ?...
Je dirai "merci"...Y a rien d'autre à faire...
...Mais je suis vexé... S'il me dit comme ça :
" Je t'en prête un autre"...
Il pourra courir !... Je n'en voudrai pas !
J.P. Lasmoles.
La Rochelle nov. 93
jeudi 24 janvier 2008
Les Cyprès.
Cyprès des cimetières, fidèles gardiens des morts !
A dix pas d'intervalle, montant leur triste garde.
Caressés de soleil, ou cinglés par les pluies,
Ils observent les convois dans les allées fleuries,
Cheminant lentement, vers cet ultime port
Baigné d'immensité, qu'on appelle la Mort.
J.M.B. 29 décembre 1952.
Nuit et jour, ils sont là, figés, à la parade.
A dix pas d'intervalle, montant leur triste garde.
Caressés de soleil, ou cinglés par les pluies,
Ils observent les convois dans les allées fleuries,
Cheminant lentement, vers cet ultime port
Baigné d'immensité, qu'on appelle la Mort.
J.M.B. 29 décembre 1952.
lundi 16 juillet 2007
Bonne année 2007

Puisque voici venue l'aube du nouvel an,
Méditons un instant sur cet anniversaire
Du trajet elliptique de notre chère terre,
Autour de son étoile, axe instable, changeant.
Car le soleil dérive avec la galaxie,
Vers l'amas de la Vierge et le Grand Attracteur.
Du grand bal sidéral solitaire valseur
Aux fiancées multiples, dont la terre fait partie.
Qu'est-ce donc qu'une année ? Le temps d'un tour de piste
Autour de notre étoile ! Mais qu'est-ce donc le temps ?
Immuable pour nos pères, désormais fluctuant,
Le temps est une flèche au vol relativiste.
Décochée de nulle part, en même temps d'ailleurs,
Et décochée par qui ? Par l'Etre indicible !
Où donc était l'archer et où donc est la cible ?
Mais souhaitons-nous quand même tous nos voeux de bonheur.
Mais soyons exhaustifs dans cette recherche ultime
Parlons du temps de Planck, de l'espace associé
Méditons un instant cette singularité,
Partout et nulle part : Définition divine !
Dieu se cacherait-il dedans ces micro bulles
Où le temps et l'espace ne sont plus mesurables !
Un néant de néant quantités innombrables,
Qui liées créent ce monde où l'homme déambule.
Mais à propos de bulles et vous m'avez compris,
Non pas celles du Pape mais celles de nos champagnes,
Désoiffant à l'envi compagnons et compagnes,
Buvons à 2007 ! Et buvons à la Vie !
Bobi 01 01 2007
samedi 14 juillet 2007
Eternité Néant !

to die to sleep, perhaps to dream...
Ô toi Nosfératu, fantôme de la nuit
Personnage gothique, dis-nous la vérité
Toi qui sais les secrets de la mort de la vie:
Bien pire que la mort est l'immortalité ?
Tu existais déjà au temps des pharaons
Et tu existeras quand nous serons partis,
Dans un ennui profond se déroulent tes nuits,
Et le jour tu attends caché dans ton caisson !
Mais à nous les vivants, quel choix nous est donné ?
On nous avait promis une immortalité
Dans la contemplation de la divinité,
Un pari imbécile où la donne est truquée !
Le Néant ou l'Ennui, mortel, inconcevable,
Et la métempsycose n'est-ce pas déguisée
Une forme vicieuse de l'immortalité ?
Végétal, animal, destin épouvantable !
Mais s'abîmer aussi, revenir au Néant
Après avoir été, était-ce donc un leurre ?
Etait-ce un cauchemar ? Mais où est le dormeur ?
Rêvera-t-il encore ? Si oui, jusques à quand ?
La condition humaine c'est l'horreur absolue,
Et nous voulons pourtant malgré tout exister,
On sait ce que l'on quitte, mais que va-t-on trouver ?
Éternité ? Néant ? Il n'est point d'autre issue !
Bobi 07 06
Ô toi Nosfératu, fantôme de la nuit
Personnage gothique, dis-nous la vérité
Toi qui sais les secrets de la mort de la vie:
Bien pire que la mort est l'immortalité ?
Tu existais déjà au temps des pharaons
Et tu existeras quand nous serons partis,
Dans un ennui profond se déroulent tes nuits,
Et le jour tu attends caché dans ton caisson !
Mais à nous les vivants, quel choix nous est donné ?
On nous avait promis une immortalité
Dans la contemplation de la divinité,
Un pari imbécile où la donne est truquée !
Le Néant ou l'Ennui, mortel, inconcevable,
Et la métempsycose n'est-ce pas déguisée
Une forme vicieuse de l'immortalité ?
Végétal, animal, destin épouvantable !
Mais s'abîmer aussi, revenir au Néant
Après avoir été, était-ce donc un leurre ?
Etait-ce un cauchemar ? Mais où est le dormeur ?
Rêvera-t-il encore ? Si oui, jusques à quand ?
La condition humaine c'est l'horreur absolue,
Et nous voulons pourtant malgré tout exister,
On sait ce que l'on quitte, mais que va-t-on trouver ?
Éternité ? Néant ? Il n'est point d'autre issue !
Bobi 07 06
vendredi 13 juillet 2007
L'enfer c'est la mémoire.
Bienheureux les pauvres en esprit ....
Lorsqu'Adam fut chassé du paradis terrestre
Et qu'à l'est d'Eden il se fut retiré
Dieu lui fit en cadeau pour sa curiosité
La mémoire du passé, punition funeste !

Heureux le poisson rouge dans sa maison sphérique
Féerie lumineuse sans cesse renouvelée
Camaïeu de couleurs dans son prisme courbé
État d'apesanteur, rêve psychédélique !
Car le poisson oublie tout ce qui s'est passé
Il découvre sans cesse un nouveau paysage
La mémoire lui manque, bienheureux personnage
Du péché d'origine, il en fut écarté.
Car sans la mémoire le temps n'existe pas,
Et sans le temps, n'existe pas non plus l'éternité.
Les morts sans mémoire ont peut-être retrouvé
Le paradis perdu au delà du trépas !
Bobi. 02.07
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