Quelques bouts rimés ...

Tout est dans tout... Et réciproquement !

vendredi 31 août 2007

Le Magnifique.

l'océan, de leur vie, a pris toutes les pages...

Souvenez-vous de lui : Arnaud le Magnifique,
Le détroit de Behring, il l'avait traversé
Sur une planche à voile, et dans le pacifique
Un jour il s'est perdu, et pour l'éternité.
.
Ils étaient des poissons, ils étaient des oiseaux .
Dans leur combinaison, rien ne leur faisaient peur,
Ni la mer, ni le vent, ni le froid, ni le chaud,
Plus vite que la brise, ils étaient des vainqueurs.

Ô Arnaud! quel exemple pour ta génération
Tu incarnais sans doute l'idéal masculin .
Ta beauté, ta souplesse, ta force, ta passion
Et cette fin sublime, pied de nez au destin !

Tu as rejoins Colas dans les cieux navigables ,
Avec Manureva vous devez régater
Sur la vague du temps, surfeurs infatigables.
Ô vous les Magnifiques, comme vous nous manquez ! !


Bobi 09 07.

mercredi 29 août 2007

La mort des amants.




Quelle saga édifiante, si son nom eut été
Rodolphe, prince héritier du royaume d'Autriche.
Elle se fut appelée Marie, un peu godiche !
Si c'est à Mayerling que l'Histoire fut passée.

Mais il se nommait Adolphe, il était fou !
Il avait mis le monde à feu, et à sang,
Elle, s'appelait Eva, épousée juste avant,
Et c'était à Berlin, sous terre, dans les égouts.

Ces déments, se prenaient sans doute pour Seigfried !
Leurs compagnes se prenaient pour la Première Femme !
Dans ce double suicide , peut-être s'exprimait l'âme
De leur peuple commun, dans un ultime lied.

Bobi 08 07.








mardi 21 août 2007

Défense espèces disparition :Le Toro .. Olé !...


mais dans les abattoirs où l'on mène les boeufs,

la mort ne vaut pas mieux

qu'aux arènes le soir !...

Il n'y a pas d'excuses à la course taurine
Pas plus qu'il n'y en a pour la pêche à la ligne,
Le taureau souffre moins du coup d'épée fatal
Que le ver empalé sur un fil de métal,
Ou le poisson battant des ouïes pendant des heures,
Dans le panier d'osier du prévoyant pêcheur.
.
Il n'y a pas d'excuses à la course taurine.
Pas plus qu'il n'y en a pour la douce gamine,

Qui vide son lapin par son oeil arraché
Son sang récupéré au civet destiné,
Sacrifice nécessaire, si ceci vous afflige,
Au plat que j'ai nommé : Gastronomie oblige.
.
Il n'y a pas d'excuses à la course taurine.
Pas plus qu'il n'y en a pour l' aide de cuisine,
Qui étouffe ses cailles avec une ficelle
Montée en noeud coulant, et pour les tourterelles,
Même sort réservé. Pendant le temps prévu
Les oiseaux agonisent étranglés et pendus.
.
Il n'y a pas d'excuses à la course taurine,
Pas plus qu'il n'y en a pour la mort en cuisine,
Du homard ""étourdi" dans un bouillon brûlant
Comme le dit la recette, sa couleur virant
Du brun au rouge vif, serait comme un reproche
Adressé au bourreau, qui sans scrupules "poche".
.
Les exemples abondent. Ils ne justifient rien.
Concernant le taureau, le fauve, je crois bien
S'il pouvait s'exprimer, il choisirait la fin
Dans l'arène, à la mort résignée du bovin.
Pourtant dans cette affaire il est une victime :
Il n'y a pas d'excuses à la course taurine !

Bobi 08 07.

jeudi 16 août 2007

Rapa Nui.


que cherchent-ils au ciel ces aveugles ?

Rangés en sentinelles dans l'île de Rapa Nui,
Ces bustes de basalte aux oreilles de Bouddha,
Aux longs nez rectilignes, coiffés de leur puka.
Que cherchent-ils au ciel, vide, ces moaïs ?

Leur attitude n'est pas celle de la défiance,
Ils semblent avoir perdu un bien inestimable.
De cette immense perte, se sentant responsables
Ils attendent humblement, armés de patience !

Qui donc fit escale sur cette île isolée,
Terre de la préhistoire, où l' on trouve couramment
Iguanes et varans et dragons effrayants.
Une population entièrement préservée !

Là, le temps s'est figé dans cette île de Pâques,
Il ne repartira, que quand les Visiteurs
Repasseront ici. En humbles serviteurs
Attendent ces géants : Ils attendent un miracle !!!


Bobi 08 07.

dimanche 12 août 2007

Pitcairn.

Une ile comme un bateau..


Pitcairn ! Haut d'un volcan éteint, du pacifique,
Sans lagune, sans plage, sans port, sans intérêt,
Attaqué par la mer et le vent, sans arrêt,
Un navire privé des ressources halieutiques !

Sa population issue des croisements,
De marins britanniques, avec des tahitiennes,
Une étrange famille. Leur pensée quotidienne,
Est de quiter le roc, pour le grand continent.

Ô vous qui rêvez d'îles ! Vous seriez bienvenus,
Là où planent les fantômes des marins du Bounty.
Ceux qui brûlent leur vaisseau sont à jamais maudits,
Et maudit est l'endroit où ils auront vécu.


Bobi 08 07.

mercredi 8 août 2007

Couleurs fondamentales.




couleurs vous êtes des larmes....

Vert tendre des bourgeons de la frêle jacinthe,
Vert des grappes sûres des raisins de Corinthe,
Vert des murs suintants de l'ancien labyrinthe,
Vert alcool du poète, bateau ivre d'absinthe.

Bleu des glaces du pôle, bleu des étoiles folles,
Lichens et goémons, bleu des lagons d'atolls,
Transparence bleutée, mouvantes méduses molles,
Bleu noir des fonds de mer, abysses arboricoles.

Rouge montant aux joues de la vierge offensée.
Rouge le petit livre de Mao l'Eveillé,
Rouge et or de l'arène, sang du fauve terrassé,
Rouge des soleils mourants, fin de vie programmée .

Blanc, la stérile laitance des huîtres triploïdes,
Blanc le glaireux de l'oeuf, substance coloïde,
Blanc le masque figé de la face androïde,
Blanc le message laissé, aux ruines rhomboïdes.

bobi 08 07

mercredi 1 août 2007

The british attitude.

Je ne suis pas de ceux qui disent : Ce n'est rien.... C'est une femme
qui se noie !...


Il est quatorze heure trente au cercle du Payré.
La climatisation ronronne doucement.
Les septuagénaires s'installent somnolents
Aux vingt tables de bridge soigneusement rangées.

Les tables tournent toutes à la bonne cadence
Le tournoi a bien pris sa vitesse de croisière.
Quand soudain à seize heures au temps réglementaire
Un hurlement de femme déchire le silence.

Près de la table 'une' ou siège le directoire,
Dans l'imposte donnant sur le bois attenant,
S'encadre une femme au souffle haletant
Accrochée aux barreaux elle hurle son désespoir !

Derrière elle on distingue deux individus louches
Qui profitent lâchement de sa position.
Sodomites pervers, de cette situation
Ils cherchent un bon parti, ces violeurs farouches !

Irrité par le bruit, l'arbitre impénétrable,
En fermant le rideau qui aveugle l'imposte,
Revenu à sa table dit d'un ton sans riposte :
'La prochaine position Est-Ouest sautent une table '


Bobi 06 07

lundi 30 juillet 2007

Défense espèces disparition: Plaidoyer pour des Dinausaures !



O mort vieux capitaine...


A la fin de l'année est mis en extinction
Une espèce exotique qu'on connaît assez mal.
C'est un corps militaire de la Marine Royale
Et dont l'enseignement est la Sainte Mission.

Ces maîtres émérites avaient pour vocation
De former les marins qui sont sur nos vaisseaux.
Pas les navires gris, les autres beaucoup plus gros
Ceux que l'on aperçoit parfois sur l'horizon.

Ceux qui polluent la mer, ceux qui se cassent en deux
Et bien il y a des gens à bord savez-vous !
Et plus que vous croyez, et vous connaissez tous
Le plus fier d'entre-eux : C'est le maître après Dieu !

Mais il y en a d'autres, qu'on nomme l'équipage.
Formé de matelots de Machine et du Pont.
Et puis l'état major pour encadrer ces gens
Ce sont les officiers qui en ont l'apanage.

C'est notre clientèle à nous les professeurs
D'enseignement maritime, Colbert nous créa
Pour former ces marins, Chirac nous enterra
C'est bien triste quand même quelque chose qui meurt !

Quatre Écoles Nationales sises : à Saint Malo
A Nantes à Marseille au Havre, c'est fini !
Celles déjà fermées de Bordeaux de Paris
De Paimpol enfin, tout est tombé à l'eau !

Vous qui saviez le sec, qui saviez le mouillé,
Qui enseignez cette chose qu'on appelle Entropie !
L'intégrale de Clausius, et U égale R,I !
La méthode Saint Hilaire , Laplace ses transformées !

Théorème de Leblanc, plan complexe de Bode,
Plan de Black logique floue, fonction de transfert,
La transformée en Z, critère du revers,
Fourrier et ses échelons, phénomènes de mode.

Grands et petits rayons métacentriques,
Couple de redressement, gain de stabilité
Volume envahissable, centre de gravité,
Les carènes liquides, les moments quadratiques !

La contrainte tangentielle, la contrainte normale,
L'épure simplifiée de l'effort tranchant,
Et celle plus compliquée du moment fléchissant,
Calcul de la flèche à la double intégrale.

La chère dérivée du Moment Cinétique
Somme des réactions , forces de Corriolis.
Les Moments d'inertie, forces antagonistes
L'étude du Gyroscope, cet instrument magique !

Cycle Beau de Rochas, diagramme de Clapeyron,
Beaux gains de rendement, diagrammes Entropiques,
Cycles à resurchauffe, exploitation pratique.
Principe de Carnot et son inversion !

Et puis les matières molles, la réglementation,
L'inventeur de l'épave, Les Affaires Maritimes !
Leur administration et ce travail ultime :
Le Rapport d'avarie et sa rédaction.

Tout ça par un seul homme, et je n'ai pas tout dit.
Par qui croyez-vous donc remplacer ces géants,
Ces Encyclopédies, ces parfaits Enseignants,
Que leurs élèves nommaient les profs d'hydrographie !

Si c'est une épitaphe, qu'ici j'écris en vain,
Valeureux serviteurs de la chose Marine.
Délivreurs de brevets, aux envolées sublimes,
Reposez donc en paix, promoteurs de marins.

Le 'Colbert' aujourd'hui part pour la ferraille.
Moment prémonitoire, j'entends déjà sonner
Le glas de la Marine dans cette traversée
D'un bateau vers la mort, retour à son bercail.






Bobi 06 07

Défense espèces disparition:La mouche.


pour aprécier ce poème lire d'abord : le délicat sodomite.

Il est vrai que le sort à la mouche réservé,
Comme je l'ai décrit, ferait pleurer les pierres !
Je viens juste d'apprendre en buvant une bière
Que pour ce pauvre insecte, on peut en rajouter !

On peut en rajouter, me direz vous, est-ce possible ?
Après avoir subit la correction sévère
De l'horrible enculeur ! Au délicat diptère
Peut-on donc appliquer un tourment indicible ?

Indicible elle l'est, l'action du tourmenteur
Je la dirai quand même car je suis là pour ça :
L'horrible sodomite parfois cumulera
Les fonctions de pêcheur et celle d'ergoteur.

Dans le trou amorcé, glissera l'hameçon
Après l'avoir violée de la façon décrite,
Et l'offrant en pâture à la vorace truite
Se servira d'appât de cet être vivant !

Ô Dieux! connaissez-vous un destin plus affreux ?
Les tourments exemplaires comme ceux de Prométhée
Ne sont qu'amusements près de ceux infligés,
Subits par cette mouche, créature de Dieu !

Et le poisson surpris par ce fin stratagème
Quel sort sera le sien ? Sinon de retourner
Dans le clair ruisseau. Ce n'est pas pour manger
Que cet homme méchant attrape quelques brèmes.

Ainsi le sacrifice de notre pauvre amie
N'aura servi à rien, seule son ingestion
Comme pour le petit crabe, justifierait l'action
De l'homme qui a faim, oeuvrant pour sa survie.
Bobi 06 07.

dimanche 29 juillet 2007

Polémique VICTOR

La seule chose qu'on est sur de ne pas réussir, est celle qu'on ne tente pas ...



Sur la fonte de la glace autour de l'antarctique,

Victor a déclaré : Ceci n'est pas fatal !

Contredisant par là l'opinion générale

C'est ainsi que Victor ouvrit une polémique.




Bobi 08 07

Marketing moderne.





Eleveurs de lapins, commerçants équitables,

Ils testent un mélange sous forme de croquettes,

Bien propre à faire grossir l'arrière train de la bête,

Participant ainsi au développement du râble !







Bobi 01 08

Defense espèces disparition :Le redresseur de torts.

Son existence c'est vrai n'est pas trop menacée
Mais on a tellement, tellement besoin de lui !
Sinon tout serait tord et tout serait gauchi
Que son recrutement soit donc encouragé !

Où donc trouverons nous de nombreux volontaires
Dans cette majorité que l'on dit silencieuse ?
Furtive armée de l'ombre, contre celle pernicieuse
Des tordeurs de torts : Défense salutaire !

Car ce qui est tordu doit être redressé,
Et ce qui est gauchi il faut qu'on le foudroie
Le redresseur de torts blanchi sous le harnois
A cette juste cause devra se consacrer.

Sainte Beuve l'a couché dans des écrits perdus
Traitant de ce sujet, et souvent a cité
Des redresseurs fameux qui se sont distingués.
La Sainte avait raison et une fois de plus !

Défense espèces disparition : l'imparfait du subjonctif.

à Saint Ex......


Je veux encore ici l'attention attirer
Sur la disparition d'une formule désuète,
Jadis très employée par les jeunes coquettes,
Du Subjonctif enfin l'Imparfait menacé !

Imparfait je veux bien, qui serait sans défaut ?
Il faudrait qu'ils se lèvent pour qu'il témoignassent
Les fols contradicteurs et que grand bien leur fasse,
Seul le plus que parfait est forcément plus beau.

Et quand au subjonctif, sans doute il eut fallu
Que l'objectivité un jour le visita,
En corrigeant ainsi ces deux défauts on a :
Le beau plus que parfait objectif voulu !

Mais je craindrais ici que vous ne trichassiez
Car enfin transformer n'est pas justifier.
J'en convient malgré moi, il faut se résigner
Que de votre grammaire un jour vous le chassiez !

Pleurez doux grammairiens, car cette obsolescence
Devient inévitable ! Doux grammairiens pleurez !
Il a vécu ce temps que nous avons aimé
Par quoi comblerons nous le vide de cette absence.

Ainsi passent les choses, comme elles nous passons.
Revenez dans mille ans et voyez ce qui reste

De cette caravane entrevue dans l'Aurès,
Un matin de septembre là bas sur l'horizon.

Bobi 05.07

Défense espèces disparition: le petit crabe dans la moule.



Je tiens à dénoncer ici une infamie,
C'est le sort réservé au crabe dans la moule !

Pauvre bête condamnée par la gastronomie :
C'est le sort commun au peuple de la houle.
Mais oui ! Vous savez bien ! Ces crabes énervants,
Que vous ne mangez pas, et ce crabe bien cuit
Est donc mort pour rien, ce crime négligent
Doit être dénoncé : C'est un acte gratuit !
A t-on brûlée Jeanne d'Arc, ou l'a t-on fait bouillir ?
La deuxième solution est plus anglo-saxonne,
Pauvre crabe martyr, qu'elle façon de mourir !
Comme mourut notre Sainte.
Pour quelle raison en somme ?
Etait-il l'intrus, le voleur, l'allien ?
Ou était-il là depuis son plus jeune âge
Quelles que soient nos réponses, ces sanctions nous alliènnent
Elles sont toutes excessives : barbecue ou potage ..

Je veux que désormais chaque moule soit ouverte
Avant que d'être cuite, ou bien radiographiée
Ou toute autre méthode pour éviter la perte,
De ces crabes innocents : ces crabes assassinés !
Ce sont êtres vivants aussi bien que les phoques !
Baleines et dauphins trouvent des défenseurs,
Je sais vos arguments : c'est une idée loufoque !
Responsabilité du mytiliculteur !

Celui-çi devra donc par un moyen sans faille
S'assurer de l'absence du crabe dans le mollusque,
Et dans le cas contraire retourner à la baille
La moule avec son crabe.

Si la chose vous offusque,
Il faut vous engager et ceci par écrit
A déguster le petit crabe avec sa moule,
Apport de protéines, qui bien sur justifie,
Que vous mangiez les deux : comme l'oeuf et la poule.

samedi 28 juillet 2007

CHANTENAY

Les très vieux Nantais se souviendront et :
à Charlie .....


Ô Nantes, Trentemoult, Chantenay, ma mémoire !

J'avais moins de trente ans quand nous nous sommes connus,
Toi presque centenaire quand je t'ai secouru
Du trou de la Lisette à Trentemoult sur Loire.


Nous avons bourlingué sur la Sèvre et sur l'Erdre
Pendant quelques années. Nous avons vu Arzel,
Je t'avais décoré ma foi comme un bordel
Avec un harmonium et des tissus superbes !


Et puis par un beau jour, tu as fait des caprices,
Monté dessus le pré, joué avec les veaux,
Ruiné l'orgue d'église parti au fil de l'eau
De la folle Vilaine aux crues dévastatrices !


Alors je t'ai légué à mon ami Charlie,
Abîmé vieux navire par la guerre coloniale
Comme lui bateau perdu dans un monde infernal,
Tu as du commencer une lente agonie.


Voyant son impuissance ton dernier armateur
A su te confier à des mains tutélaires
Un Roquio est sauvé c'est ce qu'il fallait faire !
Nantes enfin se souvient de ses vieux serviteurs.


Et moi je te regarde lorsque je vais te voir
Rajeunir sous mes yeux, pendant que je vieillis
Immortel Chantenay te voilà reparti
Pour une autre bordée, Ô Nantes, ma mémoire !

Defense espèces disparition :Le délicat sodomite.


Je veux tirer ici de l'alarme le cordon,
Pour la disparition d'une espèce menacée,
Il s'agit d'un concept jadis utilisé,
Pour définir un homme légèrement tatillon.

La rhétorique moderne utilise d'autres termes,
Et qui ont en commun la contradiction,
Beaucoup de mauvaise foi, la suspicion,
La recherche du détail poussée jusqu'à l'extrême.

Mais l'espèce d'origine portait un autre nom,
Et dont l'activité a condamné l'usage,
Délicat sodomite l'insupportable image
D'un diptère martyr, l'odieux accouplement !

C'est pourquoi l'expression n'est plus dans notre bouche
Parce qu'elle nous évoque un spectacle affligeant.
Il s'agit de remettre à la mode maintenant,
Cette espèce disparue c'est : l'enculeur de mouches !!!
.
.
Bobi

mardi 24 juillet 2007

L'orpheline.



Je n'ai jamais connu le visage de ma mère
Et je ne souhaite pas désormais le connaître.
Ses traits selon l'humeur peuvent à mon gré renaître,
Sous la forme désirée d'une image éphémère.

Je peux la faire au choix ou blonde ou rousse ou brune.
Je peux la faire grande aux jambes élancées.
Je peux la voir petite et au nez retroussé.
Je peux la faire floue, une ombre dans la brume.

Mais bien sur je la vois très grande et blonde aussi.
Et belle forcément, avec des yeux très noirs,
Et une voix très douce qui chante dans ma mémoire
Des comptines d'enfants de la vieille Russie.

J'échappe à cette horreur de voir se défaire
Sous mes yeux, impuissant, l'image d'un être aimé,
Et voir mon reflet peu à peu remplacé
A vingt ans d'intervalle par celui de ma mère.

Mais tout le monde n'a pas la chance d'être orpheline,
Il y a du positif dans toute tragédie,
J'ai choisi comme exemple dans cette poésie

La perte de ma mère lorsque j'étais gamine.

Bobi 04.07

samedi 21 juillet 2007

LA ROCHELLE


...the quintescence of french spirit ...

Perle de l'océan, cachée derrière tes îles,
Havre à mi-chemin des deux Finistères,
Seul port en eau profonde, refuge salutaire,
Navires à passagers, une escale facile !

Centre de la plaisance et pour tout l'atlantique,
Pépinière d'architectes créateurs de chantiers,
Faculté de la mer, vocations assurées,
Futurs challengeurs de la coupe Amérique !

Port de pêche important pour son activité
De redistribution du poisson de Bretagne,
Criée devant servir aux bateaux de l'Espagne
Cette innovation devrait se justifier !

Placée tout à côté des bassins de Marennes
Des bassins de Charron, Esnandes et autres lieux,
Producteurs de moules et d'huîtres, généreux,
Côte conchylicole aux ressources pérennes.

Et puis ses environs qui sont si pleins de charmes.
La côte de Vendée et la verte Venise,
Rochefort, Brouage, Fouras, Royan, Soubise,
Les îles d'Oléron, d'Aix et Ré, l'île Madame !

Et puis on peut rêver, le jour ou on voudra,
Faire de la Rochelle un joli port fluvial,
Le plus gros de l'ouvrage est fait car le canal
La Rochelle- Marans existe dores et déjà.

Et sa population toujours si diverse .
Ses rochelais de souche bien souvent Protestants,
Ses marchands de légumes et de fruits Catalans,
Réfugiés en trente six d'une guerre funeste !

Ses Bretons pour la pêche, et puis ces survenus,
Qui charmés par la ville y passent leur retraite
Et même venu du nord un norvégien peut-être,
Inventa le 'boulet' , vous l'avez reconnu !

Je pense à mes parents venus à la Rochelle
Créant le quartier grec petit ghetto breton,
Les femmes avec leurs coiffes, les hommes en pantalons
A patte d'éléphant, leur casquette éternelle !

S'ils ont choisi ce lieu, c'est bien pour qu'un beau jour,
Un de leurs descendants, puisse fort humblement,
Y chanter ses attraits ce qu'il fait maintenant.
La Rochelle Ô ma ville, que j'aimerai toujours
.
.
Bobi.
.

Biographie de Bernard Giraudeau :
http://www.monsieur-biographie.com/celebrite/biographie/bernard giraudeau-3133.php
.

jeudi 19 juillet 2007

Canal des deux mers


Le canal des deux mers ! Qui saura raconter
Ce que firent ces hommes ? Ce long escalier
Montant de l'atlantique au bief de partage,
Canal latéral au fleuve toujours sauvage
Qui s'appelle Garonne. Ayant passé Toulouse
Il se hisse enfin au seuil de Naurouse,
Puis commence la descente vers la mer secrète:
La méditerranée, jusqu'au beau port de Sète.
Au cours de ce périple où coule le long serpent
Traversant le pays sur dix départements,
De nombreux paysages aux yeux sont proposés :
Paysages toscans à travers les trouées
Des rangées de platanes, colonnes espacées,
Dans ce temple de feuilles aux parfums opiacés.

Soleil du matin dans l'axe du canal,
Fantasmagorie d'ombres du règne végétal
Porte ouverte sur l'orient aux multiples promesses .
Espoirs souvent déçus, école de sagesse,
Dans la manoeuvre simple des bateaux fréquentant
Les nombreuses écluses, montants et descendants,
Substituts du cap Horn, rêves de capitaines !
Des chansons de marins soulignent leurs fredaines.
Bassins olivoïdes chers à Monsieur Riquet
Simples, doubles ou triples, volumes imbriqués.
Gain ou perte de cote : Perdant et Avalant,
Certains contrebordiers et d'autres trématants.

Escale de midi, sous une ombre changeante,
Ressource des platanes aux branches débordantes,
Beaux arbres centenaires rangés en sentinelles
Se touchant vers le haut faisant comme un tunnel,
Ils vont se dédoublant dans le reflet de l'eau
Miroir qu'une risée peut ternir aussitôt.

Puis l'escale du soir choisie avec soin
Pour sa tranquillité tout au bord du chemin,
Le soleil se couchant dans l'axe du chenal,
Du vert Nil de l'eau calme, au vert anis très pâle,
Vert plus sombre vers l'ouest, porte ouvrant sur la nuit,
Longues soirées de Juin dans le calme et l'oubli.

A ceux qui sous le règne de Louis le Quatorzième,
Ont mérité qu'un jour j'écrive ce poème,
Monsieur Riquet d'abord, pour sa ténacité,
Monsieur Colbert aussi : Qu'ils en soient remerciés !

La Drague


...aux vieux Rochelais...

Vieux rafiot déglingué à la cheminée jaune,
Frappé de l'ancre noire des Ponts et des Chaussées,
Je te vois et t'entends au temps où tes godets,
Remontaient, ruisselants, une aquatique faune.

Ton profil dentelé comme le dos d'un dragon,
Tes plaintes déchirantes d'une bête blessée,
Faisaient penser à l'hôte du loch Ness écossais,
Nessie de la Rochelle gisant vers le bastion.

Quand ta silhouette sombre se fondait au couchant,
Se détachant derrière un soleil hivernal,
On croyait voir sortir de l'onde, dans le chenal,
Un Nautilus étrange, là-bas vers le Bout Blanc !

Et moi je te regrette et souffre de te voir,
Coulé à la Palice dans la base sous-marine,
Tu serais le joyau du Musée Maritime.
Pour la drague à godet : Une lueur d'espoir !
Bobi 07 07