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Pour clore cette année et pour débuter l'autre,
Que souhaitez-vous manger, manants ?
Que souhaitez-vous ?
Bayerais-je ces bailleuses qu'on trouve sur nos côtes ?
Et que vous gobez crues ! Voulez-vous en gober ?
Vous en goberez donc !
D'autres bailleuses plus rondes pêchées à Saint Jacut,
Savamment cuisinées par une main experte,
Voulez-vous en croquer ? Je vous ai entendus.
Vous en croquerez donc de ces petites bêtes !
Je puis vous proposer, pour suivre, du marcassin,
Bête semi-sauvage qui hante nos sous-bois,
Avec des champignons et des marrons très fins
Trouvés dans la forêt, venus du même endroit;
Plat qui tient bien au ventre en ces temps incertains !
Vous en aurez, manants !
Et puis ces laits tirés de la chèvre ou la vache
Que l'on fait fermenter, vous en voulez aussi ?
Avec de la verdure : Endive, scarole ou mâche
Pour balayer la tripe ?
Vous demandez Merci !
Vous en aurez quand même!
Pour gâteau de dessert vous en serez Baba !
De ces éponges à rhum !
Voulez-vous en mâcher ?
Vous en mâcherez donc, et pour clore tous ces plats,
Café à volonté.
C'est ce que vous voulez ?
Vous en aurez, manants !
Ah ! Mais me direz-vous : Quelles franches lippées
Quels raisins fermentés, blanc, noirs, lapperons-nous ?
Apaisez vos angoisses, du blanc vous en aurez
Et puis du rouge aussi, du bon rassurez-vous.
Vous lapperez, manants.
Par Dieu vous lapperez !
Gloutons, vous aurez tout !
Ce que ne puis donner,
C'est l'amour de ma mie, que je garde pour moi !
Aux douze coups de minuit, adonques l'accolerai ,
Pour saluer l'an nouveau, renouvelant ma foi !
Bobi 12.07
Quelques bouts rimés ...
Tout est dans tout... Et réciproquement !
mercredi 26 décembre 2007
jeudi 6 décembre 2007
Grand'Mère
à ma grand'mère, en souvenir du village de Kroet à Groix !...
.
.
J'entends la voix de ma grand'mère,
Comme une prière assourdie,
J'entends la voix qui me fut chère,
M'appeler, telle une litanie.
.
Oh ! jours dorés de ma jeunesse;
La maison grise, près du chemin.
Le grand figuier, battu sans cesse
Par les rafales dans le jardin.
.
J'entends le pas de ma grand'mère,
S'approcher de mon lit sans bruit,
J'entends la voix de ma grand'mère
Jaillissant au coeur de la nuit.
.
Comme elle est fine , droite et fière
Jamais elle ne fut si jolie.
On dirait une dentellière
Brodant de l'or au paradis,
Dans la lumière.
.
.
JM.Bobinnec. Nantes 01 1953.
mardi 4 décembre 2007
Les méfaits du tabac.
L'aïeul dans son fauteuil, après le déjeuner,
S'est endormi béat, ayant posé sa pipe
Encore toute chaude sur la table à côté
De son siège, il digère, et les bruits de sa tripe,
Avec ses ronflements font un drôle de concert !
A quelques pas de là son petit-fils l'observe.
Il est quinze heures et quelque en cette fin d'hiver,
C'est la fin du banquet, que les femmes desservent.
Enfin l'enfant approche, s'empare du brûle-gueule,
Le fracasse sur le sol fait de dalles de grès !
La bruyère éclatant va réveiller l'aïeul
Qui tout en s'étouffant, voit sa pipe ruinée,
Interpelle le gamin , lui demande : Pourquoi ?
L'enfant d'un air candide : C'est pas plus tard qu'hier
J'ai entendu maman chuchoter à mi-voix
A mon papa chéri : Tu sais, lorsque ton père
Aura cassé sa pipe, on pourra acheter
Une voiture neuve ! C'est pour cette raison.
Suivez donc mon conseil : Arrêtez de fumer
Si vous ne voulez pas de ces désillusions.
Bobi 12.07
S'est endormi béat, ayant posé sa pipe
Encore toute chaude sur la table à côté
De son siège, il digère, et les bruits de sa tripe,
Avec ses ronflements font un drôle de concert !
A quelques pas de là son petit-fils l'observe.
Il est quinze heures et quelque en cette fin d'hiver,
C'est la fin du banquet, que les femmes desservent.
Enfin l'enfant approche, s'empare du brûle-gueule,
Le fracasse sur le sol fait de dalles de grès !
La bruyère éclatant va réveiller l'aïeul
Qui tout en s'étouffant, voit sa pipe ruinée,
Interpelle le gamin , lui demande : Pourquoi ?
L'enfant d'un air candide : C'est pas plus tard qu'hier
J'ai entendu maman chuchoter à mi-voix
A mon papa chéri : Tu sais, lorsque ton père
Aura cassé sa pipe, on pourra acheter
Une voiture neuve ! C'est pour cette raison.
Suivez donc mon conseil : Arrêtez de fumer
Si vous ne voulez pas de ces désillusions.
Bobi 12.07
vendredi 30 novembre 2007
Acrostiche.
Vous dirais-je l'angoisse du septuagénaire
A l'affût des symptômes de la grave affection
Les signes le prévenant et d'une façon très claire
Du mal qui l'enlèvera sans doute à l'affection
En plus de sa famille , à celle de ses amis,
N'en déplaise aux méchants c'est du moins ce qu'il croit !
Si ces signes surviennent c'en est fait de la vie
Tranquille qui s'écoulait doucement sans effroi
Ramenant chaque instant ce futur sans espoir.
On ne pense qu'à ça, on compte on évalue,
Mesure le temps qui reste, avant le grand trou noir !
Bobi 11.07
A l'affût des symptômes de la grave affection
Les signes le prévenant et d'une façon très claire
Du mal qui l'enlèvera sans doute à l'affection
En plus de sa famille , à celle de ses amis,
N'en déplaise aux méchants c'est du moins ce qu'il croit !
Si ces signes surviennent c'en est fait de la vie
Tranquille qui s'écoulait doucement sans effroi
Ramenant chaque instant ce futur sans espoir.
On ne pense qu'à ça, on compte on évalue,
Mesure le temps qui reste, avant le grand trou noir !
Bobi 11.07
mardi 13 novembre 2007
La petite église.

the curfew told the knell of parting days .....
Quand je sors de chez moi, j'ai comme point de vue
Vers le haut de la rue, une jolie chapelle
L'église du Sacré-Coeur , c'est ainsi qu'on l'appelle.
Sa façade se dresse, en haut, bouchant la rue.
Vers le haut de la rue, une jolie chapelle
L'église du Sacré-Coeur , c'est ainsi qu'on l'appelle.
Sa façade se dresse, en haut, bouchant la rue.
.
Sur ses arcs- boutants sur le sol dressée,
On dirait la fusée de Tryphon Tournesol
Mais en place du damier servant de muserolle
C'est la tiare d'un pape qui lui sert de nez !
Mais en place du damier servant de muserolle
C'est la tiare d'un pape qui lui sert de nez !
.
Elle est prête à partir pour des cieux plus cléments,
A emmener ailleurs les gens de la Genette
Mais où seraient-ils mieux ? Ses paroissiens rejettent
Ce voyage hasardeux ! Elle attend patiemment
Ses cloches nous égrènent et tout au long du jour,
Chaque heure qui s'écoule, mais pour sonner matines,
C'est la volée superbe, puis dans un mode intime
Son bourdon bat la note : Un glas plaintif et sourd !
On y voit il est vrai, plus de tristes obsèques,
Que de gais mariages, et les samedis soirs,
On y croise des bourgeois, venus pour recevoir,
L' assurance du "Salut", promis par les évêques.
Si à la Sainte Vierge, on fait un voeu pieux
On dit qu'elle y répond, s'il est acte de foi !
Elle est si attirante, je dois dire que parfois
J'en viens à regretter de ne pas croire en Dieu !
Bobi 13.11.07
Elle est prête à partir pour des cieux plus cléments,
A emmener ailleurs les gens de la Genette
Mais où seraient-ils mieux ? Ses paroissiens rejettent
Ce voyage hasardeux ! Elle attend patiemment
Ses cloches nous égrènent et tout au long du jour,
Chaque heure qui s'écoule, mais pour sonner matines,
C'est la volée superbe, puis dans un mode intime
Son bourdon bat la note : Un glas plaintif et sourd !
On y voit il est vrai, plus de tristes obsèques,
Que de gais mariages, et les samedis soirs,
On y croise des bourgeois, venus pour recevoir,
L' assurance du "Salut", promis par les évêques.
Si à la Sainte Vierge, on fait un voeu pieux
On dit qu'elle y répond, s'il est acte de foi !
Elle est si attirante, je dois dire que parfois
J'en viens à regretter de ne pas croire en Dieu !
Bobi 13.11.07
dimanche 11 novembre 2007
10 Novembre.
Enfin voici l'automne en ce mois de novembre
L'interminable été indien s'est épuisé
Ce beau temps permanent nous contraignait à prendre
L'attitude estivale, les gestes de l'été !

Aujourd'hui il fait gris, tout est mouillé dehors
On voit bien que les plantes avaient bien besoin d'eau !
Et moi je peux prétendre et sans aucun remord
A demeurer chez moi: Il fait vraiment pas beau !
Nous sortirons demain pour acheter des livres
C'est l'époque des prix, nous prendrons le Goncourt
Et ceux que la rumeur conseille et quelques vivres.
Nous achèterons donc des petits gâteaux pour
Prendre avec le thé et de la confiture
Faite d'écorce d'orange qu'on nomme marmelade
Ensuite nous rentrerons, sortirons les vêtures
Adaptées pour un siège, pantoufles, cotonnades,
Vêtements d'intérieur, plaids d'Ecosse, coussins mous.
Dans les meilleurs fauteuils que la maison renferme
Nous nous installerons, dedans ce décor doux
Pour attendre la mort, sans hâte mais de pied ferme !
Bobi 10.11.07
dimanche 21 octobre 2007
Basse mer..
Le courant, nonchalant,
va, flanant, effleurant le 'Bout Blanc'.
.....Glissant vers le couchant.
Plaques sombres des goémons,
sur la vase, qu'écrase un chaland échoué,
goéland, géant, couché sur les bords
. ....du chenal.
Une pinasse, lasse, repasse à l'horizon
.......cherchant les feux , du port.
Tout bleuit et s'efface, noyé d'ombre.
Serpentant dans la nuit le jusant,
......s'évannouit.
JMB LR 1952.
va, flanant, effleurant le 'Bout Blanc'.
.....Glissant vers le couchant.
Plaques sombres des goémons,
sur la vase, qu'écrase un chaland échoué,
goéland, géant, couché sur les bords
. ....du chenal.
Une pinasse, lasse, repasse à l'horizon
.......cherchant les feux , du port.
Tout bleuit et s'efface, noyé d'ombre.
Serpentant dans la nuit le jusant,
......s'évannouit.
JMB LR 1952.
vendredi 19 octobre 2007
Homme libre toujours .....

au Cdt Lépine,
Je crois que j'ai aimé tous les engins flottants
Sur lesquels j'ai porté ma servile carcasse .
Ils étaient ma maison le temps d'une lente valse
Chez Dreyfus ou chez Worms, armateurs méritants !
J'ai , avec des navires d'une grande vaillance,
Sur l'Atlantique Nord transporté du charbon,
Des voitures, du blé , toutes les cargaisons .
Navires de tempêtes pour mers en démence .
Sombre Atlantique Nord, flots aux mille tourments .
Grosses vagues déferlantes , brisant les baleinières,
Tordant les mâts de charge, arrachant les filières.
Énormes coups de ballast, clouant le bâtiment.
Et puis les transporteurs de cent produits chimiques.
Allant charger acides, en des ports incertains.
Sillonnant d'un trait rouge ces rivages lointains :
Rabaul, Guadalcanal, sentiers du Pacifique !
Ensuite les mêmes nefs tournant autour du monde,
Du nord vers le sud, les deux grands océans,
Les jours suivants les jours, nuits aux astres montants ,
Long sommeil sur l'eau, humeur vagabonde !
Cette remontée de Perth là-bas en Australie,
Quarantièmes rugissants, orthodromie mortelle .
Le courant des Aiguilles, aux houles démentielles.
Adieu la croix du sud, bonjour îles Canaries.
Souvenirs nostalgiques et que le temps dégrade
De ce vieux rafiot qui croisait en Baltique
Et que j'ai tant aimé pour ses nuits romantiques :
Kléipéda, Talinn, Swinouchie, Léningrad !
Tous ont eu en commun, d'être ma résidence,
Mon 'home', mon refuge, où j'ai toujours trouvé
Le gîte et le couvert, souvent de qualité .
Température égale, confort de circonstance.
Mettre en adéquation la mer et le bateau
C'est le rôle du marin, pour sa survie d'abord ,
Et puis pour son plaisir et puis pour son confort .
Lui confier un navire est un très beau cadeau.
J'ai souvent aimé croire qu'invité très intime ,
Je m'efforçais de rendre à mon cher armateur
En retour, un service , chaque jour quelques heures ,
Pour le remercier de ce cadeau sublime !
Là, je plaignais beaucoup les services techniques ,
Aigles aux ailles rognées, noyés de paperasses
En ayant échangé la mer des sargasses
Pour les plaisirs bourgeois, d'une vie domestique !
.Bobi 10 07
Je crois que j'ai aimé tous les engins flottants
Sur lesquels j'ai porté ma servile carcasse .
Ils étaient ma maison le temps d'une lente valse
Chez Dreyfus ou chez Worms, armateurs méritants !
J'ai , avec des navires d'une grande vaillance,
Sur l'Atlantique Nord transporté du charbon,
Des voitures, du blé , toutes les cargaisons .
Navires de tempêtes pour mers en démence .
Sombre Atlantique Nord, flots aux mille tourments .
Grosses vagues déferlantes , brisant les baleinières,
Tordant les mâts de charge, arrachant les filières.
Énormes coups de ballast, clouant le bâtiment.
Et puis les transporteurs de cent produits chimiques.
Allant charger acides, en des ports incertains.
Sillonnant d'un trait rouge ces rivages lointains :
Rabaul, Guadalcanal, sentiers du Pacifique !
Ensuite les mêmes nefs tournant autour du monde,
Du nord vers le sud, les deux grands océans,
Les jours suivants les jours, nuits aux astres montants ,
Long sommeil sur l'eau, humeur vagabonde !
Cette remontée de Perth là-bas en Australie,
Quarantièmes rugissants, orthodromie mortelle .
Le courant des Aiguilles, aux houles démentielles.
Adieu la croix du sud, bonjour îles Canaries.
Souvenirs nostalgiques et que le temps dégrade
De ce vieux rafiot qui croisait en Baltique
Et que j'ai tant aimé pour ses nuits romantiques :
Kléipéda, Talinn, Swinouchie, Léningrad !
Tous ont eu en commun, d'être ma résidence,
Mon 'home', mon refuge, où j'ai toujours trouvé
Le gîte et le couvert, souvent de qualité .
Température égale, confort de circonstance.
Mettre en adéquation la mer et le bateau
C'est le rôle du marin, pour sa survie d'abord ,
Et puis pour son plaisir et puis pour son confort .
Lui confier un navire est un très beau cadeau.
J'ai souvent aimé croire qu'invité très intime ,
Je m'efforçais de rendre à mon cher armateur
En retour, un service , chaque jour quelques heures ,
Pour le remercier de ce cadeau sublime !
Là, je plaignais beaucoup les services techniques ,
Aigles aux ailles rognées, noyés de paperasses
En ayant échangé la mer des sargasses
Pour les plaisirs bourgeois, d'une vie domestique !
.Bobi 10 07
mardi 25 septembre 2007
Loreleï.

.....Je ne sais pas ce que veut dire, en moi cette tristesse si grande !
L'atroce stridulation des trains sur tes deux rives
Loreleï ! A rayé ton chant mélodieux.
Et les eaux de ton père le Rhin majestueux
Sont violées par des flottes barbares, agressives.
Réfugiée sur ton roc, dans ce passage étroit,
Les bateaux plats te frôlent chargés de détritus
Dans ce monde émergeant que tu ne connaît plus ,
Ton monde à toi est mort, depuis longtemps déjà.
Mort, l'esprit germanique et ses preux chevaliers.
Oubliée, la légende de la belle sirène,
Comme le Rhin romantique aux valeurs perennes.
Perdue, la foi d'un peuple en ses Dieux coutumiers.
Loreleï ! A rayé ton chant mélodieux.
Et les eaux de ton père le Rhin majestueux
Sont violées par des flottes barbares, agressives.
Réfugiée sur ton roc, dans ce passage étroit,
Les bateaux plats te frôlent chargés de détritus
Dans ce monde émergeant que tu ne connaît plus ,
Ton monde à toi est mort, depuis longtemps déjà.
Mort, l'esprit germanique et ses preux chevaliers.
Oubliée, la légende de la belle sirène,
Comme le Rhin romantique aux valeurs perennes.
Perdue, la foi d'un peuple en ses Dieux coutumiers.
Bobi 09 07.
samedi 15 septembre 2007
La petite plage.
à Mamie...
J'aime cette petite crique quand vers cinq heures du soir,
La laisse de basse mer découvre les coquillages,
Et qu' un petit noroît en soufflant de la plage,
Fait que la mer semble un million de miroirs.
Ce brûlot aveuglant est parfois occulté
Par le bref passage d'un petit nuage rond
Sur l'horizon chargé des obliques rayons,
Comme pour une "Pentecôte", aux vernis craquelés.
La vue partant de droite est bloquée tout à coup
Par les enrochements du port de pêche tout proche.
Mais presque au ras de l'eau, le regard accroche
Un peu de l'île de Ré : La fin de Rivedoux
Puis en tournant la tête : Chauveau et son grand phare.
Ensuite le Lavardin et dans le fond Antioche,
Pointe de Chassiron et sa côte de roches,
Tournant la tête encore: Plein sud c'est Fort Boyard !
A gauche du vaisseau de pierre, c'est l'ile d'Aix,
Qui se perd dans la mer qui rempli l'horizon.
On voit quelques points noirs là bas vers Oléron.
Ce sont de gros cargos mouillés sous Rimenaix.
L'arène éclaboussée d'argent est piquetée
De triangles penchés, tous bâbord amurés,
Ce sont les bateaux blancs qui rentrent s'amarrer
Dans le port des Minimes, en cette fin de journée.
La plage est très petite mais elle est naturelle,
Elle s'est imposée lors des travaux du port
Une année c'est du sable, une autre sans effort
Montre de beaux cailloux, comme un jeu de marelles.
Lorsque à la fin d'août se finit le tapage
De la horde estivale, alors vont s'y baigner
Les gens d'une cité célèbre juste à côté,
L'avez vous reconnue cette petite plage ?
Bobi 09 07
jeudi 13 septembre 2007
Oh Non.
à Onan.
Pourquoi fais tu semblant de ne pas la connaître ?
En détournant la tête ignoble polisson.
Cette dame en grand deuil frappée d'un Parkinson
Tu là connaît pourtant ! Sale cochon Vilain traître !
Elle est connue partout, elle ne peut pas vieillir
Elle a accompagné tes jeux d'adolescent
Elle t'aide encore un peu, ton âge s'avançant.
Hypocrite lecteur ! Arrête de rougir !
Elle perdit son mari très jeune, c'est pas dommage
Et son prénom je crois est bien Félicité.
Le nom de son conjoint, je suis sûr c'est Poignet.
C'est à la veuve Poignet que je rends cet hommage !
Oui ! Sublissime veuve, soit bénie en effet
Pour ces satisfactions, sans risques, sans lendemains,
Ces plaisirs solitaires, travail fait à la main.
Ouvrage d'artisan. Que vive la Veuve Poignet !
Bobi 09 07
Pourquoi fais tu semblant de ne pas la connaître ?
En détournant la tête ignoble polisson.
Cette dame en grand deuil frappée d'un Parkinson
Tu là connaît pourtant ! Sale cochon Vilain traître !
Elle est connue partout, elle ne peut pas vieillir
Elle a accompagné tes jeux d'adolescent
Elle t'aide encore un peu, ton âge s'avançant.
Hypocrite lecteur ! Arrête de rougir !
Elle perdit son mari très jeune, c'est pas dommage
Et son prénom je crois est bien Félicité.
Le nom de son conjoint, je suis sûr c'est Poignet.
C'est à la veuve Poignet que je rends cet hommage !
Oui ! Sublissime veuve, soit bénie en effet
Pour ces satisfactions, sans risques, sans lendemains,
Ces plaisirs solitaires, travail fait à la main.
Ouvrage d'artisan. Que vive la Veuve Poignet !
Bobi 09 07
vendredi 7 septembre 2007
Le cimetière d'Arradon.
....le juste opposera le mépris à l'absence

Dans un petit village du golfe du Morbihan
Par un matin mouillé, dans la brume immergé
Quand on respire l'eau et l'air mélangés
Nostalgie de ce temps ou nous étions enfants.
Dans le beau cimetière aux calvaires de granit
On enterrait Annick, morte d'une maladie
Attribuée au tabac. Mais vous m'avez compris
Il y a des mots tabous : prononciation proscrite !
Un sonneur de biniou, soufflait sur l'assemblée
Une musique celte : une musique fière
Le Génie d'une race dans ces notes guerrières
Un "Guen ha Du" couvrait le cercueil mouillé.
Lorsqu'elle fut descendue dans sa terre natale
Son fils à sa demande jeta quelques Gitanes
Elle l'avait exigé. Dans ce geste profane :
Pied de nez à la Mort, défi transcendantal !
Je veux garder l'image de cet enterrement
Complicité du temps, sobre jeu du sonneur
Simplicité des gestes, estompe des couleurs
Comme sur le drapeau : seulement Noir et Blanc .
Noir pour le deuil bien sûr, et noir pour la douleur
De ceux-là qui mesurent autour du catafalque
Le crédit de leur vie, que chaque année défalque.
Et blanc pour le panache ! Repose petite soeur !
Bobi 09 07.
dimanche 2 septembre 2007
Les vieux.
celui des deux qui reste se retrouve en enfer ...
Ce dimanche dernier je suis passé aux "Blés"
C'est le nom de l'endroit ou Mamy est logée
C'est l'asile moderne très bien administré
Une pension très chère, nourriture très soignée.
Dans le petit journal, que tiennent les pensionnaires,
J'ai vu que l'on avait fêté précédemment,
L'anniversaire de ses quatre vingt dix huit ans
Champagne, petits gâteaux, supplément d'ordinaire.
Mamy était contente de me voir, mais la fête
Elle l'avait oubliée et moi je me suis dit
Que c'est un don du ciel qui veut que l'on oublie
Les évènements qui fâchent, qui vous prennent la tête.
Sinon quels souvenirs viendraient à sa mémoire ?
Le vide de ses enfants ? L'absence de leurs petits ?
Qu'elle ne reconnaît plus ! Il faut dire aussi
Qu'en quatre ans ils changent ! Quand ils passent vous voir !
Les vieux sont déjà morts quand ils rentrent à l'asile
Ils s'entraînent donc alors a tout oblitérer.
C'est pour ne pas souffrir d'avoir à supporter
De n'être plus vivants, de n'être plus utiles !
Ô vous les jeunes gens ! Faîtes donc l'aumône
D'un peu de votre temps quelque fois dans l'année,
Pour apporter à vos anciens, abandonnés
Un petit peu de ciel à ces pauvres fantômes !
Quand ils seront partis il sera temps de dire :
Maintenant c'est trop tard, mais j'étais occupé !
Cette légèreté, je vous jure, vous pourrez
Le reste de votre vie, passer à la maudire !
Bobi 06 07.
Ce dimanche dernier je suis passé aux "Blés"
C'est le nom de l'endroit ou Mamy est logée
C'est l'asile moderne très bien administré
Une pension très chère, nourriture très soignée.
Dans le petit journal, que tiennent les pensionnaires,
J'ai vu que l'on avait fêté précédemment,
L'anniversaire de ses quatre vingt dix huit ans
Champagne, petits gâteaux, supplément d'ordinaire.
Mamy était contente de me voir, mais la fête
Elle l'avait oubliée et moi je me suis dit
Que c'est un don du ciel qui veut que l'on oublie
Les évènements qui fâchent, qui vous prennent la tête.
Sinon quels souvenirs viendraient à sa mémoire ?
Le vide de ses enfants ? L'absence de leurs petits ?
Qu'elle ne reconnaît plus ! Il faut dire aussi
Qu'en quatre ans ils changent ! Quand ils passent vous voir !
Les vieux sont déjà morts quand ils rentrent à l'asile
Ils s'entraînent donc alors a tout oblitérer.
C'est pour ne pas souffrir d'avoir à supporter
De n'être plus vivants, de n'être plus utiles !
Ô vous les jeunes gens ! Faîtes donc l'aumône
D'un peu de votre temps quelque fois dans l'année,
Pour apporter à vos anciens, abandonnés
Un petit peu de ciel à ces pauvres fantômes !
Quand ils seront partis il sera temps de dire :
Maintenant c'est trop tard, mais j'étais occupé !
Cette légèreté, je vous jure, vous pourrez
Le reste de votre vie, passer à la maudire !
Bobi 06 07.
vendredi 31 août 2007
Le Magnifique.
l'océan, de leur vie, a pris toutes les pages...
Souvenez-vous de lui : Arnaud le Magnifique,
Le détroit de Behring, il l'avait traversé
Sur une planche à voile, et dans le pacifique
Un jour il s'est perdu, et pour l'éternité.
.
Ils étaient des poissons, ils étaient des oiseaux .
Dans leur combinaison, rien ne leur faisaient peur,
Ni la mer, ni le vent, ni le froid, ni le chaud,
Plus vite que la brise, ils étaient des vainqueurs.
Ô Arnaud! quel exemple pour ta génération
Tu incarnais sans doute l'idéal masculin .
Ta beauté, ta souplesse, ta force, ta passion
Et cette fin sublime, pied de nez au destin !
Tu as rejoins Colas dans les cieux navigables ,
Avec Manureva vous devez régater
Sur la vague du temps, surfeurs infatigables.
Ô vous les Magnifiques, comme vous nous manquez ! !
Bobi 09 07.
Souvenez-vous de lui : Arnaud le Magnifique,
Le détroit de Behring, il l'avait traversé
Sur une planche à voile, et dans le pacifique
Un jour il s'est perdu, et pour l'éternité.
.
Ils étaient des poissons, ils étaient des oiseaux .
Dans leur combinaison, rien ne leur faisaient peur,
Ni la mer, ni le vent, ni le froid, ni le chaud,
Plus vite que la brise, ils étaient des vainqueurs.
Ô Arnaud! quel exemple pour ta génération
Tu incarnais sans doute l'idéal masculin .
Ta beauté, ta souplesse, ta force, ta passion
Et cette fin sublime, pied de nez au destin !
Tu as rejoins Colas dans les cieux navigables ,
Avec Manureva vous devez régater
Sur la vague du temps, surfeurs infatigables.
Ô vous les Magnifiques, comme vous nous manquez ! !
Bobi 09 07.
mercredi 29 août 2007
La mort des amants.

Quelle saga édifiante, si son nom eut été
Rodolphe, prince héritier du royaume d'Autriche.
Elle se fut appelée Marie, un peu godiche !
Si c'est à Mayerling que l'Histoire fut passée.
Mais il se nommait Adolphe, il était fou !
Il avait mis le monde à feu, et à sang,
Elle, s'appelait Eva, épousée juste avant,
Et c'était à Berlin, sous terre, dans les égouts.
Ces déments, se prenaient sans doute pour Seigfried !
Leurs compagnes se prenaient pour la Première Femme !
Dans ce double suicide , peut-être s'exprimait l'âme
De leur peuple commun, dans un ultime lied.
Bobi 08 07.
mardi 21 août 2007
Défense espèces disparition :Le Toro .. Olé !...

mais dans les abattoirs où l'on mène les boeufs,
la mort ne vaut pas mieux
qu'aux arènes le soir !...
Il n'y a pas d'excuses à la course taurine
Pas plus qu'il n'y en a pour la pêche à la ligne,
Le taureau souffre moins du coup d'épée fatal
Que le ver empalé sur un fil de métal,
Ou le poisson battant des ouïes pendant des heures,
Dans le panier d'osier du prévoyant pêcheur.
.
.
Il n'y a pas d'excuses à la course taurine.
Pas plus qu'il n'y en a pour la douce gamine,
Pas plus qu'il n'y en a pour la douce gamine,
Qui vide son lapin par son oeil arraché
Son sang récupéré au civet destiné,
Sacrifice nécessaire, si ceci vous afflige,
Au plat que j'ai nommé : Gastronomie oblige.
.
Il n'y a pas d'excuses à la course taurine.
Pas plus qu'il n'y en a pour l' aide de cuisine,
Qui étouffe ses cailles avec une ficelle
Montée en noeud coulant, et pour les tourterelles,
Même sort réservé. Pendant le temps prévu
Les oiseaux agonisent étranglés et pendus.
.
Il n'y a pas d'excuses à la course taurine,
Pas plus qu'il n'y en a pour la mort en cuisine,
Du homard ""étourdi" dans un bouillon brûlant
Comme le dit la recette, sa couleur virant
Du brun au rouge vif, serait comme un reproche
Adressé au bourreau, qui sans scrupules "poche".
.
Les exemples abondent. Ils ne justifient rien.
Concernant le taureau, le fauve, je crois bien
S'il pouvait s'exprimer, il choisirait la fin
Dans l'arène, à la mort résignée du bovin.
Pourtant dans cette affaire il est une victime :
Il n'y a pas d'excuses à la course taurine !
Bobi 08 07.
jeudi 16 août 2007
Rapa Nui.

que cherchent-ils au ciel ces aveugles ?
Rangés en sentinelles dans l'île de Rapa Nui,
Ces bustes de basalte aux oreilles de Bouddha,
Aux longs nez rectilignes, coiffés de leur puka.
Que cherchent-ils au ciel, vide, ces moaïs ?
Leur attitude n'est pas celle de la défiance,
Ils semblent avoir perdu un bien inestimable.
De cette immense perte, se sentant responsables
Ils attendent humblement, armés de patience !
Qui donc fit escale sur cette île isolée,
Terre de la préhistoire, où l' on trouve couramment
Iguanes et varans et dragons effrayants.
Une population entièrement préservée !
Là, le temps s'est figé dans cette île de Pâques,
Il ne repartira, que quand les Visiteurs
Repasseront ici. En humbles serviteurs
Attendent ces géants : Ils attendent un miracle !!!
Bobi 08 07.
Rangés en sentinelles dans l'île de Rapa Nui,
Ces bustes de basalte aux oreilles de Bouddha,
Aux longs nez rectilignes, coiffés de leur puka.
Que cherchent-ils au ciel, vide, ces moaïs ?
Leur attitude n'est pas celle de la défiance,
Ils semblent avoir perdu un bien inestimable.
De cette immense perte, se sentant responsables
Ils attendent humblement, armés de patience !
Qui donc fit escale sur cette île isolée,
Terre de la préhistoire, où l' on trouve couramment
Iguanes et varans et dragons effrayants.
Une population entièrement préservée !
Là, le temps s'est figé dans cette île de Pâques,
Il ne repartira, que quand les Visiteurs
Repasseront ici. En humbles serviteurs
Attendent ces géants : Ils attendent un miracle !!!
Bobi 08 07.
dimanche 12 août 2007
Pitcairn.
Une ile comme un bateau..
Pitcairn ! Haut d'un volcan éteint, du pacifique,
Sans lagune, sans plage, sans port, sans intérêt,
Attaqué par la mer et le vent, sans arrêt,
Un navire privé des ressources halieutiques !
Sa population issue des croisements,
De marins britanniques, avec des tahitiennes,
Une étrange famille. Leur pensée quotidienne,
Est de quiter le roc, pour le grand continent.
Ô vous qui rêvez d'îles ! Vous seriez bienvenus,
Là où planent les fantômes des marins du Bounty.
Ceux qui brûlent leur vaisseau sont à jamais maudits,
Et maudit est l'endroit où ils auront vécu.
Bobi 08 07.
mercredi 8 août 2007
Couleurs fondamentales.

couleurs vous êtes des larmes....
Vert tendre des bourgeons de la frêle jacinthe,
Vert des grappes sûres des raisins de Corinthe,
Vert des murs suintants de l'ancien labyrinthe,
Vert alcool du poète, bateau ivre d'absinthe.
Bleu des glaces du pôle, bleu des étoiles folles,
Lichens et goémons, bleu des lagons d'atolls,
Transparence bleutée, mouvantes méduses molles,
Bleu noir des fonds de mer, abysses arboricoles.
Rouge montant aux joues de la vierge offensée.
Rouge le petit livre de Mao l'Eveillé,
Rouge et or de l'arène, sang du fauve terrassé,
Rouge des soleils mourants, fin de vie programmée .
Blanc, la stérile laitance des huîtres triploïdes,
Blanc le glaireux de l'oeuf, substance coloïde,
Blanc le masque figé de la face androïde,
Blanc le message laissé, aux ruines rhomboïdes.
bobi 08 07
Vert tendre des bourgeons de la frêle jacinthe,
Vert des grappes sûres des raisins de Corinthe,
Vert des murs suintants de l'ancien labyrinthe,
Vert alcool du poète, bateau ivre d'absinthe.
Bleu des glaces du pôle, bleu des étoiles folles,
Lichens et goémons, bleu des lagons d'atolls,
Transparence bleutée, mouvantes méduses molles,
Bleu noir des fonds de mer, abysses arboricoles.
Rouge montant aux joues de la vierge offensée.
Rouge le petit livre de Mao l'Eveillé,
Rouge et or de l'arène, sang du fauve terrassé,
Rouge des soleils mourants, fin de vie programmée .
Blanc, la stérile laitance des huîtres triploïdes,
Blanc le glaireux de l'oeuf, substance coloïde,
Blanc le masque figé de la face androïde,
Blanc le message laissé, aux ruines rhomboïdes.
bobi 08 07
mercredi 1 août 2007
The british attitude.
Je ne suis pas de ceux qui disent : Ce n'est rien.... C'est une femme
qui se noie !...
Il est quatorze heure trente au cercle du Payré.
La climatisation ronronne doucement.
Les septuagénaires s'installent somnolents
Aux vingt tables de bridge soigneusement rangées.
Les tables tournent toutes à la bonne cadence
Le tournoi a bien pris sa vitesse de croisière.
Quand soudain à seize heures au temps réglementaire
Un hurlement de femme déchire le silence.
Près de la table 'une' ou siège le directoire,
Dans l'imposte donnant sur le bois attenant,
S'encadre une femme au souffle haletant
Accrochée aux barreaux elle hurle son désespoir !
Derrière elle on distingue deux individus louches
Qui profitent lâchement de sa position.
Sodomites pervers, de cette situation
Ils cherchent un bon parti, ces violeurs farouches !
Irrité par le bruit, l'arbitre impénétrable,
En fermant le rideau qui aveugle l'imposte,
Revenu à sa table dit d'un ton sans riposte :
'La prochaine position Est-Ouest sautent une table '
Bobi 06 07
qui se noie !...
Il est quatorze heure trente au cercle du Payré.
La climatisation ronronne doucement.
Les septuagénaires s'installent somnolents
Aux vingt tables de bridge soigneusement rangées.
Les tables tournent toutes à la bonne cadence
Le tournoi a bien pris sa vitesse de croisière.
Quand soudain à seize heures au temps réglementaire
Un hurlement de femme déchire le silence.
Près de la table 'une' ou siège le directoire,
Dans l'imposte donnant sur le bois attenant,
S'encadre une femme au souffle haletant
Accrochée aux barreaux elle hurle son désespoir !
Derrière elle on distingue deux individus louches
Qui profitent lâchement de sa position.
Sodomites pervers, de cette situation
Ils cherchent un bon parti, ces violeurs farouches !
Irrité par le bruit, l'arbitre impénétrable,
En fermant le rideau qui aveugle l'imposte,
Revenu à sa table dit d'un ton sans riposte :
'La prochaine position Est-Ouest sautent une table '
Bobi 06 07
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