Il ne faisait pas beau, ce dimanche de novembre,
Dans le cimetière gris, sous les nuages en nombre
Comme si la nature se faisait l’antichambre,
Du royaume des morts, du domaine des ombres !
J’y enterrais ma muse, bien sûr en grand secret :
Ne jamais avouer que l’inspiration manque !
Funérailles furtives, enterrement discret,
Comme on menait en terre, jadis, les saltimbanques.
Ainsi ma muse est morte d’étrange maladie,
Mais peut-être en sommeil comme l’ours polaire !
Est-ce hibernation ? Est-ce catalepsie ?
Attendons le printemps, nous y verrons plus clair.
Bobi 11.08
Quelques bouts rimés ...
Tout est dans tout... Et réciproquement !
jeudi 19 février 2009
mercredi 18 février 2009
...à une Charentaise...
…objets inanimés avez-vous donc une âme ?...
Grand-père, dans le jardin, a perdu sa pantoufle,
Il s’en-va claudiquant d’un pas dissymétrique,
En traînant sa carcasse de vieillard arthritique,
Dans sa robe de chambre qui toujours l’emmitoufle.
Et chacun de le plaindre, de maudire la vieillesse,
Qui lui fait oublier qu’il avait deux chaussures,
Sa mémoire s’écoule par toutes ces blessures
Que le temps lui impose, provoquant sa détresse !
Oui ! Mais de la pantoufle, qui donc s’en soucie ?
Elle gît sur le sol en grande solitude,
Poussée contre le mur, tombée en désuétude
L’humidité de l’air, déjà, la rétrécie.
Et la voilà bien seule, sans sa douce compagne,
Sans la chaleur du pied qui la revigorait !
Sans son rôle social qui la justifiait,
Un objet inutile perdu dans la campagne !
Et dans le soir qui tombe sous la voûte des cieux,
Dans cette nuit d’hiver que va-t-elle devenir ?
A quelle température va-t-elle refroidir ?
A la merci d’un chien, errant et facétieux !
Donc de cet incident, que devons-nous conclure ?
La distraction du vieux nous attire les larmes,
Pendant que la chaussure vit un terrible drame
Lequel devons-nous plaindre : La pantoufle bien sur !
Bobi 02.09
Grand-père, dans le jardin, a perdu sa pantoufle,
Il s’en-va claudiquant d’un pas dissymétrique,
En traînant sa carcasse de vieillard arthritique,
Dans sa robe de chambre qui toujours l’emmitoufle.
Et chacun de le plaindre, de maudire la vieillesse,
Qui lui fait oublier qu’il avait deux chaussures,
Sa mémoire s’écoule par toutes ces blessures
Que le temps lui impose, provoquant sa détresse !
Oui ! Mais de la pantoufle, qui donc s’en soucie ?
Elle gît sur le sol en grande solitude,
Poussée contre le mur, tombée en désuétude
L’humidité de l’air, déjà, la rétrécie.
Et la voilà bien seule, sans sa douce compagne,
Sans la chaleur du pied qui la revigorait !
Sans son rôle social qui la justifiait,
Un objet inutile perdu dans la campagne !
Et dans le soir qui tombe sous la voûte des cieux,
Dans cette nuit d’hiver que va-t-elle devenir ?
A quelle température va-t-elle refroidir ?
A la merci d’un chien, errant et facétieux !
Donc de cet incident, que devons-nous conclure ?
La distraction du vieux nous attire les larmes,
Pendant que la chaussure vit un terrible drame
Lequel devons-nous plaindre : La pantoufle bien sur !
Bobi 02.09
vendredi 13 février 2009
Printemps

Le ciel qui blanchit chaque jour plus tôt,
Les volets que l’on ferme, plus tard, chaque soir,
La mer, qui souvent recouvre le musoir
Les marées d’équinoxe, qui reviendront bientôt.
Cette nuit qui recule, ce jour qui s’allonge,
La nature, qui va, après le triste hiver
Renaître joliment, la jeune primevère
Est le premier indice que la vie se prolonge.
Et l’Homme comme la plante, s’en vient reverdissant.
En cette fin d'hiver, la nature semble dire
Que le cours du temps qu’il passait à maudire
A voulu s’inverser, qu’il va rajeunissant !
Ô perfide printemps vous êtes un vilain
De tromper chaque année la pauvre créature
Crédule et sans mémoire, et cette forfaiture
Je la dénonce ici, car il est bien certain
Que jamais à sa source, le temps n’est remonté,
Sauf dans les romans, ces fictions complaisantes
Qui font rêver les Hommes, belles histoires charmantes
Mais Benjamin Button n’a jamais existé !
Bobi 02.09
Les volets que l’on ferme, plus tard, chaque soir,
La mer, qui souvent recouvre le musoir
Les marées d’équinoxe, qui reviendront bientôt.
Cette nuit qui recule, ce jour qui s’allonge,
La nature, qui va, après le triste hiver
Renaître joliment, la jeune primevère
Est le premier indice que la vie se prolonge.
Et l’Homme comme la plante, s’en vient reverdissant.
En cette fin d'hiver, la nature semble dire
Que le cours du temps qu’il passait à maudire
A voulu s’inverser, qu’il va rajeunissant !
Ô perfide printemps vous êtes un vilain
De tromper chaque année la pauvre créature
Crédule et sans mémoire, et cette forfaiture
Je la dénonce ici, car il est bien certain
Que jamais à sa source, le temps n’est remonté,
Sauf dans les romans, ces fictions complaisantes
Qui font rêver les Hommes, belles histoires charmantes
Mais Benjamin Button n’a jamais existé !
Bobi 02.09
samedi 7 février 2009
Quartier Grec ...
Aux vieux rochelais
J’ai passé mon enfance dans l’ombre d’une tour
Dans la puissante odeur de l’étoupe à calfat
Et celle du brai fumant dans de grands chaudrons plats
Au milieu des épaves gisantes alentour.
Dans la puissante odeur de l’étoupe à calfat
Et celle du brai fumant dans de grands chaudrons plats
Au milieu des épaves gisantes alentour.
Les gens qui fréquentaient ce quartier pittoresque
Etaient des matelots venus de la Bretagne
Pour pratiquer la pêche activité de bagne
Que les gens raisonnables évitent comme peste.
Etaient des matelots venus de la Bretagne
Pour pratiquer la pêche activité de bagne
Que les gens raisonnables évitent comme peste.
Ces marins exilés, venus de l’île de Groix
Parlent avec un accent qui est toute musique,
Un mouvement de houle, aux accents liturgiques
Nostalgie bien bretonne, pour les chemins de croix !
Parlent avec un accent qui est toute musique,
Un mouvement de houle, aux accents liturgiques
Nostalgie bien bretonne, pour les chemins de croix !
Les femmes portaient la coiffe de Groix ou bien d’Etel
On y croisait aussi des coiffes bigoudènes.
Les hommes en casquettes, enfermaient leur bedaine
Dans des pattes d’éléphant, pantalons immortel !
On y croisait aussi des coiffes bigoudènes.
Les hommes en casquettes, enfermaient leur bedaine
Dans des pattes d’éléphant, pantalons immortel !
Qu’êtes vous devenus Ô gens de mon quartier !
Mon beau terrain de jeu recouvert de voitures,
Les odeurs remplacées par celle de friture ,
Les marins échangés par des boutiquiers.
Mon beau terrain de jeu recouvert de voitures,
Les odeurs remplacées par celle de friture ,
Les marins échangés par des boutiquiers.
Pinasses et dundees ont déserté le port
Au profit des vedettes destinées aux touristes
Et les yacks à voile sifflent cet air sinistre
Que souffle le suroît dans ces drisses sonores .
Bobi 02.09
Bobi 02.09
samedi 24 janvier 2009
Les vampires.

Dans les ruines du château que hante le vampire
Il n’y a que des rats pour toute compagnie
Et des chauves souris qui déchirent la nuit
La sombre humidité que les murs transpirent.
Il n’y a que des rats pour toute compagnie
Et des chauves souris qui déchirent la nuit
La sombre humidité que les murs transpirent.
Dans cet environnement, qui pourrait être heureux ?
Les nuits suivant les nuits, et pour l’éternité !
Comme seul plaisir, parfois une saignée
De la vierge imprudente égarée en ces lieux.
Les nuits suivant les nuits, et pour l’éternité !
Comme seul plaisir, parfois une saignée
De la vierge imprudente égarée en ces lieux.
Et son pire ennemi, chaque jour : Le soleil,
Brûle cruellement son visage blafard
S’il se lève trop tôt, ou se couche trop tard,
Surtout son pauvre nez et ses grandes oreilles !
Brûle cruellement son visage blafard
S’il se lève trop tôt, ou se couche trop tard,
Surtout son pauvre nez et ses grandes oreilles !
Car sa barbe le protège un peu, c’est évident,
Barbe longue et hirsute vampire négligent,
Barbe courte et soignée vampire délicat,
Barbe longue et hirsute vampire négligent,
Barbe courte et soignée vampire délicat,
Allez donc vous raser, lorsque votre miroir,
Ne vous renvoie jamais votre face de rat !
Vous avez l’air malin avec votre rasoir .
Ne vous renvoie jamais votre face de rat !
Vous avez l’air malin avec votre rasoir .
Bobi 01.09
dimanche 11 janvier 2009
Les acariens

Tous les matins d’hiver vers neuf heures du matin
Dans la chambre à coucher parfumée des odeurs
Des corps assoupis dans la douce tiédeur
Du grand lit conjugal habillé de satin,
Tout repose encore, mais dans l’air immobile
Flotte comme une menace aux habitants du lieu.
L’hécatombe quotidienne le sacrifice odieux
De million d’acariens gentilles bêtes utiles .
La femme d’un geste large à ouvert le grand lit.
Par la fenêtre rentre l’air glacé du dehors
L’acarien ne peut échapper à la mort !
Mais pourquoi tant de haine ? J’en demeure saisi !
J’ai souvent pris la plume pour le sort de la mouche
Ou pour celui du crabe, prisonnier dans la moule
Serais-je indifférent au sort de cette foule
Massacrée chaque jour ? Ce malheur me touche !
Car ces gentilles bêtes ne sont pas rancunières
Les survivantes mangent les corps des victimes
Participant ainsi à l’hygiène ultime
Rendant à notre couche sa fraîcheur première !
Halte au massacre affreux de façon récurrente
De millions d’acariens tombés au lit d’honneur
Caillassez les carreaux, sur les coups de neuf heures
Des fenêtre ouvertes par des femmes ignorantes.
Bobi 01.09
Dans la chambre à coucher parfumée des odeurs
Des corps assoupis dans la douce tiédeur
Du grand lit conjugal habillé de satin,
Tout repose encore, mais dans l’air immobile
Flotte comme une menace aux habitants du lieu.
L’hécatombe quotidienne le sacrifice odieux
De million d’acariens gentilles bêtes utiles .
La femme d’un geste large à ouvert le grand lit.
Par la fenêtre rentre l’air glacé du dehors
L’acarien ne peut échapper à la mort !
Mais pourquoi tant de haine ? J’en demeure saisi !
J’ai souvent pris la plume pour le sort de la mouche
Ou pour celui du crabe, prisonnier dans la moule
Serais-je indifférent au sort de cette foule
Massacrée chaque jour ? Ce malheur me touche !
Car ces gentilles bêtes ne sont pas rancunières
Les survivantes mangent les corps des victimes
Participant ainsi à l’hygiène ultime
Rendant à notre couche sa fraîcheur première !
Halte au massacre affreux de façon récurrente
De millions d’acariens tombés au lit d’honneur
Caillassez les carreaux, sur les coups de neuf heures
Des fenêtre ouvertes par des femmes ignorantes.
Bobi 01.09
mardi 6 janvier 2009
Noël au balcon.
à Gilbert....
Vous me dites : A Noël on est sur la terrasse
Et à l’abri du vent on peut réveillonner,
On est dans le midi. Et que grand bien vous fasse !
Cet avantage là, je veux vous le laisser !
Dans l’hémisphère sud, sous toutes latitudes
Les gens fêtent Noël, bien sur, en plein été
Le gros bonhomme en rouge, vêtu comme d’habitude
Pour cette nuit glacée de la nativité !
Ainsi pour moi Noël, c’est la neige et le froid.
C’est la bûche qui siffle, dedans la cheminée,
C’est le sapin orné, l’heure qui sonne au beffroi,
Et les yeux des enfants de joie illuminés !
C’est ce groupe tanguant sur la route gelée
Se hâtant vers la crèche dans l’église remplie
D’une foule de gens, qui une fois dans l’année
Choisissent d’aller prier, en ce jour, à minuit !
Et, lorsqu’ils sortiront vers deux heures du matin,
Dans la nuit pétrifiée par un froid sidéral,
Ils feront réveillon. Les présents du sapin
Attendront des petits, le réveil matinal !
Ainsi l’ont décidé ceux qui dans le grand livre
Ont voulu que Jésus entre dans notre histoire
Par une nuit glacée, dans la neige et le givre,
Pour délivrer aux hommes un message d’espoir !
Bobi 25.12.08
Cuers
mercredi 24 décembre 2008
Noël
Les papistes exigent qu’en direct de Rome
La messe de minuit soit diffusée en somme
Pour leur propre usage à la télévision !
Le soir de Noël avec précision.
Les protestants protestent comme c’est leur devoir
Et veulent également que chacun puisse voir
Sur le petit écran un de leur sobre office
Et suivre d’un pasteur un prêche sans artifice.
Les anglicans réclament aux écrans britanniques
De Westmister Abbey un service identique.
Les chrétiens d’occident veulent une retransmission
De l’église Sainte Sophie, à la télévision
Le soir de Noël d’une messe orthodoxe .
Pour les slaves nombreux voilà un paradoxe
Qu’ils soient privés d’images.
Mais si satisfaction
Est donnée à chacun, c’est la saturation
Des écrans de télé pour la Nativité !
Et que nous reste-t-il à nous pauvres athées ?
Pour cette soirée de liesse réclamons une messe
Un office païen rempli de seins, de fesses.
Tenez : Le Crazy Horse ferait très bien l’affaire,
Sur la deuxième chaîne pour une soirée d’Enfer !
Bobi
La messe de minuit soit diffusée en somme
Pour leur propre usage à la télévision !
Le soir de Noël avec précision.
Les protestants protestent comme c’est leur devoir
Et veulent également que chacun puisse voir
Sur le petit écran un de leur sobre office
Et suivre d’un pasteur un prêche sans artifice.
Les anglicans réclament aux écrans britanniques
De Westmister Abbey un service identique.
Les chrétiens d’occident veulent une retransmission
De l’église Sainte Sophie, à la télévision
Le soir de Noël d’une messe orthodoxe .
Pour les slaves nombreux voilà un paradoxe
Qu’ils soient privés d’images.
Mais si satisfaction
Est donnée à chacun, c’est la saturation
Des écrans de télé pour la Nativité !
Et que nous reste-t-il à nous pauvres athées ?
Pour cette soirée de liesse réclamons une messe
Un office païen rempli de seins, de fesses.
Tenez : Le Crazy Horse ferait très bien l’affaire,
Sur la deuxième chaîne pour une soirée d’Enfer !
Bobi
samedi 20 décembre 2008
Zodiac : les sagittaires.

à Eugène
S’agit-il aujourd’hui de louer le sagittaire
Individu placide conçu en fin d' hiver.
Dans la chaleur des draps quand il n’est rien à faire
En dehors du devoir conjugal austère !
Certes, ceux qui sont conçus au plein cœur de l’été
Ou même au printemps, au joli moi de mai
Seraient le résultat de coïts débridés
Unions quasi faunesques, quand la nature renaît !
Il en est des humains comme des écoulements,
Certains ruisseaux placides se transforment en torrents,
D’autres rus turbulents se terminent en étang,
Seule compte la pente, affaire d’environnement !
Le spermatozoïde qui percute l’ovule
Se moque bien je crois du temps qu’il fait dehors
Il gagne le gros lot, ce qui compte d’abord
C’est se mettre à l’abri, dans cette capsule !
Ainsi je ne crois pas aux signes du zodiaque
Ce petit poisson là, pris parmi des milliards
Qui donc le choisit, si ce n’est le hasard ?
Un dans la multitude, au milieu du cloaque !
On ne peut faire l’impasse sur cette notion
Que la terre n’est rien d’autre qu’une grosse toupie
Son axe décrit un cône parfaitement défini,
Des équinoxes enfin, c’est la précession.
Mais puisqu’il faut ici louer les sagittaires
Nous dirons qu’en hiver, du sperme, la qualité
Est réputée meilleure et même en quantité,
Que pendant les saisons, chaudes ou caniculaires !
Bobi 12.08
lundi 15 décembre 2008
Discours de Dominique de Villepin à l'assemblée ..
Pâle, effrayant, pareil à l’aigle des nuées
Terrassant du regard son camp épouvanté
Dominique de Villepin s’écria : Lâcheté !
Lâcheté, gens de gauche aux convictions molles
Politiciens falots et dont le seul souci
Est d’être réélus, vos décisions folles,
Elites de ce parti aux ambitions rancies !
Me poussent à m’en aller :
.......................................Retournez chez vos femmes
Et quand elles vous diront : Mais où est Dominique ?
Direz baissant la tête, honteux, minables, infâmes
Nous nous sommes enfuis lors d’une polémique,
Si vite, si honteux et sans nous retourner,
Notre Premier ministre , nommé par le roi Jacques,
Nous ne savons plus bien, où nous l’avons laissé !
Je ne veux plus vous voir avec vos tètes à claques !
Ainsi parla Domi.
......................................Les pâtres dans les bois
Croyaient en l’entendant que c’était le tonnerre !
Les barons de la gauche figés en restaient cois
Straus Cahn et Fabius restaient les yeux à terre !
Soudain comme chacun demeurait interdit
Et qu’une nuée d’anges traversait l’hémicycle
Une belle jeune femme sortit des rangs et dit :
Que Dieu garde Jacquot dans sa forme olympique !
Vilepin fut surpris de ce ton d’assurance
Il regarda celle qui s’avançait et vit
Une femme qui avait le visage de la France !
Vêtue de probité candide et de coutil.
Que veux-tu ? Dit Domi et qu’est-ce qui t’émeut ?
Je veux dit Ségolène, (vous l’aviez reconnue),
Le Charente Poitou, ce que pas un ne veut !
Villepin plus rayonnant qu’un archange déchu
Lui dit : Et tu seras pour ce propos hautain
Ségolène du Poitou : Ségo à la main leste
Dispensatrice de claques et d’épées dans les reins.
Après tu châtieras les railleurs s’il en reste !
Et l’on te parlera de façon fort civile :
...................................................................Va fille !
Le lendemain Royale, avait pris la pastille !
Bobi d’après V.H.
Terrassant du regard son camp épouvanté
Dominique de Villepin s’écria : Lâcheté !
Lâcheté, gens de gauche aux convictions molles
Politiciens falots et dont le seul souci
Est d’être réélus, vos décisions folles,
Elites de ce parti aux ambitions rancies !
Me poussent à m’en aller :
.......................................Retournez chez vos femmes
Et quand elles vous diront : Mais où est Dominique ?
Direz baissant la tête, honteux, minables, infâmes
Nous nous sommes enfuis lors d’une polémique,
Si vite, si honteux et sans nous retourner,
Notre Premier ministre , nommé par le roi Jacques,
Nous ne savons plus bien, où nous l’avons laissé !
Je ne veux plus vous voir avec vos tètes à claques !
Ainsi parla Domi.
......................................Les pâtres dans les bois
Croyaient en l’entendant que c’était le tonnerre !
Les barons de la gauche figés en restaient cois
Straus Cahn et Fabius restaient les yeux à terre !
Soudain comme chacun demeurait interdit
Et qu’une nuée d’anges traversait l’hémicycle
Une belle jeune femme sortit des rangs et dit :
Que Dieu garde Jacquot dans sa forme olympique !
Vilepin fut surpris de ce ton d’assurance
Il regarda celle qui s’avançait et vit
Une femme qui avait le visage de la France !
Vêtue de probité candide et de coutil.
Que veux-tu ? Dit Domi et qu’est-ce qui t’émeut ?
Je veux dit Ségolène, (vous l’aviez reconnue),
Le Charente Poitou, ce que pas un ne veut !
Villepin plus rayonnant qu’un archange déchu
Lui dit : Et tu seras pour ce propos hautain
Ségolène du Poitou : Ségo à la main leste
Dispensatrice de claques et d’épées dans les reins.
Après tu châtieras les railleurs s’il en reste !
Et l’on te parlera de façon fort civile :
...................................................................Va fille !
Le lendemain Royale, avait pris la pastille !
Bobi d’après V.H.
mercredi 12 novembre 2008
Les enfonceurs de portes ouvertes.
La situation financière des nations
A provoqué partout prises de précautions
Faisant suite aux pratiques mafieuses des banquiers
Blocages des crédits, crise des usuriers
Chacun s’est renfermé dans sa tour d’ivoire
Ayant mis un panneau : Il n’y a rien à voir !
Circulez ! Sur la porte qu’il a bien refermée.
Et c’est là qu’est le drame.
...................................................Cette action provoquée
Par la crise monétaire a des effets pervers.
Dégâts collatéraux, dépressions sévères,
Auprès de cette ethnie d’allure romantique,
Détestant la violence et qui met en pratique
Le principe d’enfoncer, mais jamais dans le dur.
L’archétype du genre pourrait être Baladur,
Homme de consensus dont l’allure bonasse
A souvent désarmé de violentes menaces
Par sa passivité et son air cauteleux.
Allons me direz vous, qui sont ces malheureux
Qui vous voulez sauver ?
...............................................Vous l’avez deviné
Ce sont les enfonçeurs de portes non fermées
De portes ouvertes donc, celles qui ont disparues !
Alors là mon ami, j’en tombe sur le cul !
Donner aux enfonceurs, les portes innombrables
Qui s’ouvriraient sans doute pour ce geste admirable
Geste sans conséquence en plus, sans gravité
Laissant le matériel intact, la cavité
Laissée par l’enfoncement étant métaphysique
Ne léserait personne : Quel geste magnifique !
Les pauvres enfonceurs s’en donneraient à cœur joie.
Certains jours choisis, précisés par la voie
Des ‘ mas média’, pour que nul n’en ignore
Et s’aille fracasser l’épaule ou le pylore
Sur un huis clos.
................................Entre temps c’est bien sûr
Les portes seront fermées, étanches comme mur !
Ainsi seront enfin sauvés du désespoir
Les enfonçeurs de portes ouvertes, et la gloire
Sur vous rejaillira, un peu sur moi aussi.
L’un comme l’autre nous aurons gagné le paradis
Par notre bonne action, nous aurons mérité
Indulgence plénière, dûment certifiée
Par Benoît du seizième, qui a un potentiel
Grand enfonceur lui-même de la porte du Ciel.
.
.
A provoqué partout prises de précautions
Faisant suite aux pratiques mafieuses des banquiers
Blocages des crédits, crise des usuriers
Chacun s’est renfermé dans sa tour d’ivoire
Ayant mis un panneau : Il n’y a rien à voir !
Circulez ! Sur la porte qu’il a bien refermée.
Et c’est là qu’est le drame.
...................................................Cette action provoquée
Par la crise monétaire a des effets pervers.
Dégâts collatéraux, dépressions sévères,
Auprès de cette ethnie d’allure romantique,
Détestant la violence et qui met en pratique
Le principe d’enfoncer, mais jamais dans le dur.
L’archétype du genre pourrait être Baladur,
Homme de consensus dont l’allure bonasse
A souvent désarmé de violentes menaces
Par sa passivité et son air cauteleux.
Allons me direz vous, qui sont ces malheureux
Qui vous voulez sauver ?
...............................................Vous l’avez deviné
Ce sont les enfonçeurs de portes non fermées
De portes ouvertes donc, celles qui ont disparues !
Alors là mon ami, j’en tombe sur le cul !
Donner aux enfonceurs, les portes innombrables
Qui s’ouvriraient sans doute pour ce geste admirable
Geste sans conséquence en plus, sans gravité
Laissant le matériel intact, la cavité
Laissée par l’enfoncement étant métaphysique
Ne léserait personne : Quel geste magnifique !
Les pauvres enfonceurs s’en donneraient à cœur joie.
Certains jours choisis, précisés par la voie
Des ‘ mas média’, pour que nul n’en ignore
Et s’aille fracasser l’épaule ou le pylore
Sur un huis clos.
................................Entre temps c’est bien sûr
Les portes seront fermées, étanches comme mur !
Ainsi seront enfin sauvés du désespoir
Les enfonçeurs de portes ouvertes, et la gloire
Sur vous rejaillira, un peu sur moi aussi.
L’un comme l’autre nous aurons gagné le paradis
Par notre bonne action, nous aurons mérité
Indulgence plénière, dûment certifiée
Par Benoît du seizième, qui a un potentiel
Grand enfonceur lui-même de la porte du Ciel.
.
.
Pour le retour des cendres de Mme PRIOU.
Ainsi puisque de toi, le temps a eu raison,
Je veux accompagner ce deuil d’une oraison :
.
Tu vas donc rejoindre ton mari et ta fille
Formant dans l’au-delà comme une autre famille
Qui va se compléter inexorablement !
Par d’autres à venir et naturellement
Se reconstituera comme dans un miroir,
La famille au complet, comme dans une histoire
 l’envers où les vieux arrivent en premier.
Mondes incompréhensibles ! Il faut se résigner
A jamais rien comprendre ni à l’un ni à l’autre !
Pour l’autre justement comme ces bons apôtres
Qui nous disent : acceptez les consolations
Que propose l’Eglise : la contemplation
De la Divinité !
..................................Assise sur ton nuage
Au bout de cinq minutes tu reprendrais l’ouvrage
Commencé ici-bas, mais enfin tu en sais
Là-dessus, c’est certain, plus que moi désormais.
Repose donc ici, dans ton urne de pierre
Auprès de ta famille en ce beau cimetière
De la région nantaise, dans ton village aux Couets.
Tes amis, tes parents formant cette assemblée
Ne sauraient trop tarder à venir te rejoindre
La durée d’une vie ici-bas est bien moindre
Que le temps d’un clin d’œil devant l’éternité !
Les Couets 08/11/08.
Je veux accompagner ce deuil d’une oraison :
.
Tu vas donc rejoindre ton mari et ta fille
Formant dans l’au-delà comme une autre famille
Qui va se compléter inexorablement !
Par d’autres à venir et naturellement
Se reconstituera comme dans un miroir,
La famille au complet, comme dans une histoire
 l’envers où les vieux arrivent en premier.
Mondes incompréhensibles ! Il faut se résigner
A jamais rien comprendre ni à l’un ni à l’autre !
Pour l’autre justement comme ces bons apôtres
Qui nous disent : acceptez les consolations
Que propose l’Eglise : la contemplation
De la Divinité !
..................................Assise sur ton nuage
Au bout de cinq minutes tu reprendrais l’ouvrage
Commencé ici-bas, mais enfin tu en sais
Là-dessus, c’est certain, plus que moi désormais.
Repose donc ici, dans ton urne de pierre
Auprès de ta famille en ce beau cimetière
De la région nantaise, dans ton village aux Couets.
Tes amis, tes parents formant cette assemblée
Ne sauraient trop tarder à venir te rejoindre
La durée d’une vie ici-bas est bien moindre
Que le temps d’un clin d’œil devant l’éternité !
Les Couets 08/11/08.
lundi 3 novembre 2008
Tousaint
et le siècle couler, sans qu'amis ni famille...
L'automne a habillé de gris
Les rues de la ville qui pleure,
Ainsi je reste compter les heures
En ma demeure qui sue l'ennui !
La Toussaint sur ce temps laisse
Une ambiance funèbre équivoque
La fête de tous les saints provoque
Le devoir de mémoire aux morts !
Le temps est adéquat en somme
Pour l'entretien des sépultures
Se projeter dans le futur :
Réfléchir au destin de l'homme.
Une fois par année suffit
A ce dangereux exercice.
En abuser serait propice
A une grave maladie.
.
Les cénobites.
Hypocrite lecteur, je vois ton oeil éteint
S'allumer à l'idée de poisseux calembours.
Ne compte pas sur moi, bien que par l'âge atteint,
Je suis resté candide et ce pesant humour
N'est pas dans mes façons ! Pourquoi les cénobites ?
Arrête de ricaner, point de sous-entendus !
Ce peuple philosophe, dans le désert habite.
Autour de Sodome ils s'étaient répandus.
C'est ainsi que Halin patriarche en la ville,
Fut recueilli par eux, après la destruction
De la cité maudite et de sa race vile !
Il reçu de ses hôtes une autre éducation
Qu'il répandit bientôt autour de la mer morte.
Dans les monts d'alentour il vécut en ermite
Et puis il y mourut, d'une rupture de l'aorte,
Et c'est là qu'enterré par les cénobites,
Tranquille il y repose. Mais qu'as-tu donc à rire?
Ironique lecteur ! Il fut canonisé
Par Grégoire le septième, mais on dut réécrire
Son nom pour l'occasion. Il fut intronisé
Sous celui d'Alanus consonance romaine !
Pourquoi rit-il encore ? Je t'inverti lecteur
Je ne supporte plus ces moqueries soudaines !
J'ai commis ce poulet pour les contradicteurs
Qui prétendent qu'il n'est pas de saint pour les Alain !
Nous en avons un bon ! Voila ! La preuve est faîte !
C'était un sodomite, il s'appelait Halin,
Il fut canonisé par ce bon Grégoire sept.
.
S'allumer à l'idée de poisseux calembours.
Ne compte pas sur moi, bien que par l'âge atteint,
Je suis resté candide et ce pesant humour
N'est pas dans mes façons ! Pourquoi les cénobites ?
Arrête de ricaner, point de sous-entendus !
Ce peuple philosophe, dans le désert habite.
Autour de Sodome ils s'étaient répandus.
C'est ainsi que Halin patriarche en la ville,
Fut recueilli par eux, après la destruction
De la cité maudite et de sa race vile !
Il reçu de ses hôtes une autre éducation
Qu'il répandit bientôt autour de la mer morte.
Dans les monts d'alentour il vécut en ermite
Et puis il y mourut, d'une rupture de l'aorte,
Et c'est là qu'enterré par les cénobites,
Tranquille il y repose. Mais qu'as-tu donc à rire?
Ironique lecteur ! Il fut canonisé
Par Grégoire le septième, mais on dut réécrire
Son nom pour l'occasion. Il fut intronisé
Sous celui d'Alanus consonance romaine !
Pourquoi rit-il encore ? Je t'inverti lecteur
Je ne supporte plus ces moqueries soudaines !
J'ai commis ce poulet pour les contradicteurs
Qui prétendent qu'il n'est pas de saint pour les Alain !
Nous en avons un bon ! Voila ! La preuve est faîte !
C'était un sodomite, il s'appelait Halin,
Il fut canonisé par ce bon Grégoire sept.
.
samedi 4 octobre 2008
APE
Je voudrais aujourd'hui désigner maintenant
Une bête redoutable, répandue sur nos plaines.
Inoffensive seule, en meute elle se déchaîne
Et sa proie favorite : c'est le corps enseignant.
Et en saignant ce corps devient inefficace.
Ces maîtres à penser, enfants de Jules Ferry,
Privés d'autorité par cette hémorragie
Auprès de nos enfants, ils y perdent la face !
Professeurs des écoles ! Seigneur ! Protège-les
De la folie aveugle des parents des élèves !
Bobi 10.08
Une bête redoutable, répandue sur nos plaines.
Inoffensive seule, en meute elle se déchaîne
Et sa proie favorite : c'est le corps enseignant.
Et en saignant ce corps devient inefficace.
Ces maîtres à penser, enfants de Jules Ferry,
Privés d'autorité par cette hémorragie
Auprès de nos enfants, ils y perdent la face !
Professeurs des écoles ! Seigneur ! Protège-les
De la folie aveugle des parents des élèves !
Bobi 10.08
lundi 22 septembre 2008
La belote.
Ils s'agitent, violents, comme des hommes en guerre
Levant leurs poings au ciel en beuglant des injures
Contre le mauvais sort qui chichement mesure
Leurs chances d'écraser l'impudent adversaire.
Leur sémantique obscure, formée de quelques mots
Qu'ils éructent sans cesse comme une litanie
Langage ésotérique, une cacophonie :
Dix de der ! Atout ! Ratatout ! Capot !!
Dans ta grande bonté, Seigneur ! Épargne nous
La promiscuité des joueurs de belote !
Bobi 09.08
Levant leurs poings au ciel en beuglant des injures
Contre le mauvais sort qui chichement mesure
Leurs chances d'écraser l'impudent adversaire.
Leur sémantique obscure, formée de quelques mots
Qu'ils éructent sans cesse comme une litanie
Langage ésotérique, une cacophonie :
Dix de der ! Atout ! Ratatout ! Capot !!
Dans ta grande bonté, Seigneur ! Épargne nous
La promiscuité des joueurs de belote !
Bobi 09.08
La femme de ménage.
Dés qu'elle passe le seuil, vous n'êtes plus chez vous.
Brandissant le tuyau de son aspirateur,
Machine à faire le vide, qui le fait de bon coeur
Avec un bruit glouton, elle vous poursuit partout !
Moderne paradoxe, que cette femme porte
Nous la payons en somme pour nous persécuter,
Rapports masochistes dans cette société
Où un seul choix vous reste : c'est de prendre la porte !
Dans ta grande bonté Seigneur ! Protège nous,
De l'excessif zèle de la femme de ménage !
Bobi 09.08
Brandissant le tuyau de son aspirateur,
Machine à faire le vide, qui le fait de bon coeur
Avec un bruit glouton, elle vous poursuit partout !
Moderne paradoxe, que cette femme porte
Nous la payons en somme pour nous persécuter,
Rapports masochistes dans cette société
Où un seul choix vous reste : c'est de prendre la porte !
Dans ta grande bonté Seigneur ! Protège nous,
De l'excessif zèle de la femme de ménage !
Bobi 09.08
jeudi 21 août 2008
lundi 4 août 2008
Le bruit et l'odeur..

Levez vous orages désirés ....
J'ai, dans une autre vie été apothicaire
Je soignais mille maux, situation précaire
Qui exigeait alors d'avoir quelques succès
Faute de quoi vous étiez confronté au procès.
Je reçus un beau jour une forte luronne,
Qui me dit tout de go : Monsieur le savant homme,
Voici ce qui m'amène : Voyez-vous je flatule,
J'ai des gaz, mais en plus je me trouve ridicule
Car ils ne sentent pas et sont silencieux !
Depuis que je vous parle, j'en ai eu de nombreux
Passés inaperçus. A quoi sert-il docteur
De péter pour rien ? Si le bruit et l'odeur,
Tous deux sont confisqués !
. ................................................Chère madame, lui dis-je,
Voici quelques pilules qui feront des prodiges,
Revenez dans huit jours, nous en reparlerons !
Une semaine passe, comme tous nous passons.
Ma commère revient pleine de reconnaissance
Elle me baise les mains : C'est une renaissance !
Je les sens, criait-elle ! Ah ! Je les sens ! Docteur
Vous êtes un génie ! Humez la puanteur !
Et bien chère madame dis-je avec onction,
Je suis vraiment très fier de ma médication.
Maintenant qu'est soigné le conduit olfactif,
Nous allons déboucher le conduit auditif.
Bobi 08.08
vendredi 1 août 2008
Le petit cimetière

O mort O tombe pourquoi vous craindre ?
O mortels insensés, pourquoi vous plaindre
La mort mais c'est la liberté !
Qui prend son vol vers l'immortalité
Dans ce paisible endroit des ' hauts de saint Maurice '
Juste au bout de la rue dite des Quatrefages
Il est un cimetière où d'anciens sarcophages
Y côtoient les nouveaux, à tous terre propice !
Des arbres tout tordus y dispensent un peu d'ombre
Et les croix de guingois des tombes très anciennes
Créent un charmant désordre, ambiance Sulpicienne,
Humeur métaphysique chez ces morts en surnombre !
Le cimetière est plein. Il a même fallu
Pousser un peu les autres, pour un célèbre maire
Qui voulait être là. Sur une dalle claire
Sa profession de foi, en creux, peut être lue .
De célèbres défunts, lui servent de compagnons
Comme Eugène Fromentin ou cette jouvencelle
Qui fut raconte-t-on, la fille naturelle
D'un poète connu, anagramme de son nom !
Ô vous gens de Laleu qui avez eu la chance
Qu'un tel lieu existât et tout près de chez vous ,
Allez y méditer, il est ouvert pour tous
Si vous croyez en Dieu, faîtes-y repentance !
Si vous n'y croyez pas, lorsque les feuilles tombent
A l'automne, visitez ce très joli jardin
Il est si romantique, méditez ce quatrain
Que j'ai mis en exergue, trouvé sur une tombe.
Bobi 08.08
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