Le silence de ces espaces infinis m’effraie
A bord d’Endéavour, moderne caravelle
Ils quittent volontiers leur planète natale
Pour leur observatoire, la station orbitale,
Qui du cosmos donne, une vision nouvelle.
Dans ce monde les distances se mesurent en ‘parsecs’
La matière y est rare, là domine le vide,
Une absence froide et noire, l’éclairge livide
D’une lune blafarde, reflet d’un monde sec.
Mais très loin dans l’espace naissent des nébuleuses
Et tournent des pulsars, toupies vertigineuses,
Explosent des étoiles en supernovas.
Ils tentent d’écouter dans ce néant glacial
Accroché au vaisseau que l’homme innova
L‘assourdissant silence du vide sidéral.
Bobi 10.09
Quelques bouts rimés ...
Tout est dans tout... Et réciproquement !
lundi 12 octobre 2009
vendredi 25 septembre 2009
Le grand guillou.
.....à Charles-Alfred
Parfois pour s’amuser les hommes d’équipage
Capturent à la ligne ce bel oiseau plongeur
Qu’ils nomment "grand guillou" pêchant dans le sillage
De leur propre bateau les poissons surnageurs.
Ils gavent alors la bête avec du carbure
Combustible servant aux lampes des navires
Puis relachent l’oiseau, éperdu de brulures
Qui croit que s’il s’abreuve, finira son martyr.
L'acétylène se forme alors en abondance
Dans le corps du bestiau qui a repris son vol.
Et cette réaction qui a pour conséquence
L’explosion de la bête, ravit l’être frivole !
L’auteur de ce spectacle, le marin facétieux.
Surtout lorsque l’oiseau dans les flôts retombé
Dévore ses propres tripes, c’est un met délicieux
C’est son dernier repas, autant en profiter.
Le poète est semblable à ce grandguillou-là,
Il explose en plein vol pour amuser la foule
Il invite le lecteur à son dernier repas
Mais ce sont ses entrailles qu’au banquet il engoule !
Bobi 09.09
Grandguillou : oiseau marin appelé aussi pélitros
Parfois pour s’amuser les hommes d’équipage
Capturent à la ligne ce bel oiseau plongeur
Qu’ils nomment "grand guillou" pêchant dans le sillage
De leur propre bateau les poissons surnageurs.
Ils gavent alors la bête avec du carbure
Combustible servant aux lampes des navires
Puis relachent l’oiseau, éperdu de brulures
Qui croit que s’il s’abreuve, finira son martyr.
L'acétylène se forme alors en abondance
Dans le corps du bestiau qui a repris son vol.
Et cette réaction qui a pour conséquence
L’explosion de la bête, ravit l’être frivole !
L’auteur de ce spectacle, le marin facétieux.
Surtout lorsque l’oiseau dans les flôts retombé
Dévore ses propres tripes, c’est un met délicieux
C’est son dernier repas, autant en profiter.
Le poète est semblable à ce grandguillou-là,
Il explose en plein vol pour amuser la foule
Il invite le lecteur à son dernier repas
Mais ce sont ses entrailles qu’au banquet il engoule !
Bobi 09.09
Grandguillou : oiseau marin appelé aussi pélitros
dimanche 14 juin 2009
Venise verte.
la nature est un temple où de vivants piliers,Je sais des chemins d’eau, moquettés de lentilles
Laissent parfois passer de confuses paroles....
Comme un vivant tapis aux motifs changeants.
Déchiré chaque fois que passe la flottille
Des barques des loueurs, aux clients exigeants.
Sur les berges , trouant un mur de verdure,
L’éclat blanc des maisons aux volets peints en bleu,
Encadrés par des saules qui lavent leur chevelure
Dans l’eau de la rivière, au rivage sableux.
Des pêcheurs renfrognés viennent y chercher fortune,
Trempant dans le liquide un fil négligent,
Maudissant malgré tout la présence importune,
Des bateaux du dimanche aux remous dérangeants !
La nuit dans le marais, c’est une odelette,
Offerte par les grenouilles et leurs coassements
Et la lune éclabousse d’argent les vaguelettes
Que font les ragondins en furtifs glissements.
Et là, je me souviens d’avoir passé des nuits,
Magiques, à écouter le vent dans les ramures,
Délivrant un message dans ce discret murmure
Message ésotérique, comme celui de la pluie,
Qui brouille le plan d’eau en brisant son miroir
Et que seul le marais cherche à nous faire savoir !
Bobi 06 09
dimanche 31 mai 2009
Demain
Monotonie du temps, mélodie de l'ennui
Demain, un autre "hier", semblable à aujourd'hui !
Demain c'est la promesse d'un monde différent,
Demain comme un beau fruit, offert gracieusement.
"Remettre au lendemain" optimiste message
"S'en remettre à demain" attitude du sage !
Demain c'est entendu , on rasera gratis
Promesses politiques, mensonges au goût d'anis !
Demain c'est le futur, demain c'est l'avenir,
Demain qui pourrait bien ne jamais revenir !
Car demain mène à tout, mais homme n'oublie pas,
Qu'il est un lendemain que tu ne verras pas !
Bobi 05 09
vendredi 17 avril 2009
Ophélie.
La blonde Ophélie chante, dans le lit frais de l’eau,
Parmi les nénuphars qui verdissent sa couche.
La naïve chanson qui coule de sa bouche,
Fait pleurer des rivières, aux nymphes, à gros sanglots !
La pauvre enfant n’a pu supporter la douleur
De la mort d’un père, par son amant occis,
Elle a voulu rejoindre Hamlet dans sa folie,
Et en finir enfin, avec tout ce malheur.
C’est pourquoi elle flotte au fil de la rivière,
Ses cheveux en corolle lui font comme un halo,
Mais ses blancs vêtements, tout en se gorgeant d’eau
L’entraînent doucement vers sa couche dernière.
Ô belle Ophélie ! Fiancée magnifique,
Comme j’ai détesté, du prince, la démence,
De t’avoir sacrifiée à la basse vengeance
Exigée par son père, fantôme famélique !
Bobi 04.09
lundi 30 mars 2009
Saint Jean d'Angle.

…..à Alain R.
Voûtes de Saint Jean d’Angle, résonnez vous toujours
Aux marches du Poitou, dans la plaine salée,
‘Des soupirs de la Sainte et des cris de la fée,’
L'ombre du 'Ténébreux', hante-t-elle vos tours ?
Du haut de vos murailles on peut apercevoir,
Le fort de Brouage, et la tour de Broue,
Désormais abolie, vieille figure de proue,
Le retrait de la mer, l’a gommée de l’Histoire !
Dans vos douves peut-être, a nagé la sirène
Car l’océan tout proche baigne la terre de Saintonge
Et ce marais immense, gorgé comme une éponge,
Est gardé par vos tours, sentinelles sereines
Il est bien légitime que tu hantes ces lieux,
Ô ! Prince d'Aquitaine ! Chez la fée Mélusine
Tu es chez toi poète, c’est un peu ta cousine !
Mais tout y est chimère, dans la maison des Dieux.
Bob 03.09
mercredi 25 mars 2009
Welcome.

Abydos Cestos Sangatte FolkestonLéandre se débat dans l’onde qui le noie
Chaque vague l’assomme un peu plus, il nage
Vers la faible lueur dans la tour qui rougeoie,
Où Héro son épouse scrute la mer, sous l’orage.
Mais la nuit a passée, et Héro sur la grève
Recueille le dernier soupir de Léandre.
Cruel Héllespont, de ces amours brèves
Tu as brisé le cours, dans tes sombres méandres !
Recueille le dernier soupir de Léandre.
Cruel Héllespont, de ces amours brèves
Tu as brisé le cours, dans tes sombres méandres !
Aujourd’hui ce nageur , voulant trouver sa belle
En traversant la mer, en affrontant les flots
A partir de Sangatte, dans la mer cruelle
Entre dans la légende petit kurde, en héros !
En traversant la mer, en affrontant les flots
A partir de Sangatte, dans la mer cruelle
Entre dans la légende petit kurde, en héros !
Bobi 03.09
mardi 24 mars 2009
Les Alains
Penchés sur l'encolure des lourds destriers,
Fixant la ligne hostile de l'ennemi tout proche,
Les chevaliers Alains , sans peurs et sans reproches,
Attendent le signal qui va les délivrer !
Comme une déferlante balayant le plateau
Les cavaliers barbares au trot de leur monture
Dans un sourd grondement, la sauvage structure
Effectue son approche avant l’ultime assaut !
Puis à courte distance les chevaux sont lâchés.
Le grondement devient roulement de tonnerre.
De cette énorme vague qui court sur son erre
Sur la digue ennemie qui va être enfoncée !
Et dominant le bruit de la course furibonde,
Le hurlement dément des guerriers hystériques,
Le tournoiement des sabres en éclats magnifiques :
La charge des Alains va balayer le monde !
Bobi 03.09
Fixant la ligne hostile de l'ennemi tout proche,
Les chevaliers Alains , sans peurs et sans reproches,
Attendent le signal qui va les délivrer !

Comme une déferlante balayant le plateau
Les cavaliers barbares au trot de leur monture
Dans un sourd grondement, la sauvage structure
Effectue son approche avant l’ultime assaut !
Puis à courte distance les chevaux sont lâchés.
Le grondement devient roulement de tonnerre.
De cette énorme vague qui court sur son erre
Sur la digue ennemie qui va être enfoncée !
Et dominant le bruit de la course furibonde,
Le hurlement dément des guerriers hystériques,
Le tournoiement des sabres en éclats magnifiques :
La charge des Alains va balayer le monde !
Bobi 03.09
samedi 21 mars 2009
FRACTAL
.........................................à B.Mendelbrot
Magnifiques couleurs aux nuances moirées
Rigueur mathématique au service de l'art
L'ordre dans le chaos, cosmique cauchemar
Enroulements précieux aux structures spirées.
Spirales infinies, profondeurs abyssales,
Atracteurs étranges, dimensions fractionnaires
Facination du 'kitsch', du monde imaginaire,
Perfection absolue de l'image fractale !
Bobi 03.09
mercredi 11 mars 2009
Dies irae

J’ai, dans une autre vie, été chef d’orchestre,
Et j’ai de ce temps là gardé la nostalgie
De l’interprétation des œuvres titanesques
De Mahler de Berlioz de Wagner de Verdi
Et j’ai de ce temps là gardé la nostalgie
De l’interprétation des œuvres titanesques
De Mahler de Berlioz de Wagner de Verdi
De leur ‘Tuba Mirum’, dans leurs messes des morts
Libérant le tonnerre des roulements de timbales
Explosion des cuivres, j’étais le matamore
Qui domptait cette bête,
.......................................... commandant aux cymbales
Un son d’apocalypse dans un éclair d’or.
Un son d’apocalypse dans un éclair d’or.
Et mes cinq cents choristes hurlant à l’unisson
Leur terreur absolue, un univers sonore,
Une musique énorme, qui donne le frisson
Qui sature l’espace, qui vous remplit la tête,
Qui donne le vertige et vous mouille les yeux
Qui vous coupe le souffle, qu’il faut que ça s’arrête.
Que l’émotion est telle, que c’est délicieux
Mais presque douloureux, mais presque insupportable
Et qu’il vous appartient, le seul silencieux
De calmer de la bête, la violence domptable
Puisque c’est vous le maître, que vous tutoyez Dieu !
Bobi 03.09
jeudi 19 février 2009
La muse malade.
Il ne faisait pas beau, ce dimanche de novembre,
Dans le cimetière gris, sous les nuages en nombre
Comme si la nature se faisait l’antichambre,
Du royaume des morts, du domaine des ombres !
J’y enterrais ma muse, bien sûr en grand secret :
Ne jamais avouer que l’inspiration manque !
Funérailles furtives, enterrement discret,
Comme on menait en terre, jadis, les saltimbanques.
Ainsi ma muse est morte d’étrange maladie,
Mais peut-être en sommeil comme l’ours polaire !
Est-ce hibernation ? Est-ce catalepsie ?
Attendons le printemps, nous y verrons plus clair.
Bobi 11.08
Dans le cimetière gris, sous les nuages en nombre
Comme si la nature se faisait l’antichambre,
Du royaume des morts, du domaine des ombres !
J’y enterrais ma muse, bien sûr en grand secret :
Ne jamais avouer que l’inspiration manque !
Funérailles furtives, enterrement discret,
Comme on menait en terre, jadis, les saltimbanques.
Ainsi ma muse est morte d’étrange maladie,
Mais peut-être en sommeil comme l’ours polaire !
Est-ce hibernation ? Est-ce catalepsie ?
Attendons le printemps, nous y verrons plus clair.
Bobi 11.08
mercredi 18 février 2009
...à une Charentaise...
…objets inanimés avez-vous donc une âme ?...
Grand-père, dans le jardin, a perdu sa pantoufle,
Il s’en-va claudiquant d’un pas dissymétrique,
En traînant sa carcasse de vieillard arthritique,
Dans sa robe de chambre qui toujours l’emmitoufle.
Et chacun de le plaindre, de maudire la vieillesse,
Qui lui fait oublier qu’il avait deux chaussures,
Sa mémoire s’écoule par toutes ces blessures
Que le temps lui impose, provoquant sa détresse !
Oui ! Mais de la pantoufle, qui donc s’en soucie ?
Elle gît sur le sol en grande solitude,
Poussée contre le mur, tombée en désuétude
L’humidité de l’air, déjà, la rétrécie.
Et la voilà bien seule, sans sa douce compagne,
Sans la chaleur du pied qui la revigorait !
Sans son rôle social qui la justifiait,
Un objet inutile perdu dans la campagne !
Et dans le soir qui tombe sous la voûte des cieux,
Dans cette nuit d’hiver que va-t-elle devenir ?
A quelle température va-t-elle refroidir ?
A la merci d’un chien, errant et facétieux !
Donc de cet incident, que devons-nous conclure ?
La distraction du vieux nous attire les larmes,
Pendant que la chaussure vit un terrible drame
Lequel devons-nous plaindre : La pantoufle bien sur !
Bobi 02.09
Grand-père, dans le jardin, a perdu sa pantoufle,
Il s’en-va claudiquant d’un pas dissymétrique,
En traînant sa carcasse de vieillard arthritique,
Dans sa robe de chambre qui toujours l’emmitoufle.
Et chacun de le plaindre, de maudire la vieillesse,
Qui lui fait oublier qu’il avait deux chaussures,
Sa mémoire s’écoule par toutes ces blessures
Que le temps lui impose, provoquant sa détresse !
Oui ! Mais de la pantoufle, qui donc s’en soucie ?
Elle gît sur le sol en grande solitude,
Poussée contre le mur, tombée en désuétude
L’humidité de l’air, déjà, la rétrécie.
Et la voilà bien seule, sans sa douce compagne,
Sans la chaleur du pied qui la revigorait !
Sans son rôle social qui la justifiait,
Un objet inutile perdu dans la campagne !
Et dans le soir qui tombe sous la voûte des cieux,
Dans cette nuit d’hiver que va-t-elle devenir ?
A quelle température va-t-elle refroidir ?
A la merci d’un chien, errant et facétieux !
Donc de cet incident, que devons-nous conclure ?
La distraction du vieux nous attire les larmes,
Pendant que la chaussure vit un terrible drame
Lequel devons-nous plaindre : La pantoufle bien sur !
Bobi 02.09
vendredi 13 février 2009
Printemps

Le ciel qui blanchit chaque jour plus tôt,
Les volets que l’on ferme, plus tard, chaque soir,
La mer, qui souvent recouvre le musoir
Les marées d’équinoxe, qui reviendront bientôt.
Cette nuit qui recule, ce jour qui s’allonge,
La nature, qui va, après le triste hiver
Renaître joliment, la jeune primevère
Est le premier indice que la vie se prolonge.
Et l’Homme comme la plante, s’en vient reverdissant.
En cette fin d'hiver, la nature semble dire
Que le cours du temps qu’il passait à maudire
A voulu s’inverser, qu’il va rajeunissant !
Ô perfide printemps vous êtes un vilain
De tromper chaque année la pauvre créature
Crédule et sans mémoire, et cette forfaiture
Je la dénonce ici, car il est bien certain
Que jamais à sa source, le temps n’est remonté,
Sauf dans les romans, ces fictions complaisantes
Qui font rêver les Hommes, belles histoires charmantes
Mais Benjamin Button n’a jamais existé !
Bobi 02.09
Les volets que l’on ferme, plus tard, chaque soir,
La mer, qui souvent recouvre le musoir
Les marées d’équinoxe, qui reviendront bientôt.
Cette nuit qui recule, ce jour qui s’allonge,
La nature, qui va, après le triste hiver
Renaître joliment, la jeune primevère
Est le premier indice que la vie se prolonge.
Et l’Homme comme la plante, s’en vient reverdissant.
En cette fin d'hiver, la nature semble dire
Que le cours du temps qu’il passait à maudire
A voulu s’inverser, qu’il va rajeunissant !
Ô perfide printemps vous êtes un vilain
De tromper chaque année la pauvre créature
Crédule et sans mémoire, et cette forfaiture
Je la dénonce ici, car il est bien certain
Que jamais à sa source, le temps n’est remonté,
Sauf dans les romans, ces fictions complaisantes
Qui font rêver les Hommes, belles histoires charmantes
Mais Benjamin Button n’a jamais existé !
Bobi 02.09
samedi 7 février 2009
Quartier Grec ...
Aux vieux rochelais
J’ai passé mon enfance dans l’ombre d’une tour
Dans la puissante odeur de l’étoupe à calfat
Et celle du brai fumant dans de grands chaudrons plats
Au milieu des épaves gisantes alentour.
Dans la puissante odeur de l’étoupe à calfat
Et celle du brai fumant dans de grands chaudrons plats
Au milieu des épaves gisantes alentour.
Les gens qui fréquentaient ce quartier pittoresque
Etaient des matelots venus de la Bretagne
Pour pratiquer la pêche activité de bagne
Que les gens raisonnables évitent comme peste.
Etaient des matelots venus de la Bretagne
Pour pratiquer la pêche activité de bagne
Que les gens raisonnables évitent comme peste.
Ces marins exilés, venus de l’île de Groix
Parlent avec un accent qui est toute musique,
Un mouvement de houle, aux accents liturgiques
Nostalgie bien bretonne, pour les chemins de croix !
Parlent avec un accent qui est toute musique,
Un mouvement de houle, aux accents liturgiques
Nostalgie bien bretonne, pour les chemins de croix !
Les femmes portaient la coiffe de Groix ou bien d’Etel
On y croisait aussi des coiffes bigoudènes.
Les hommes en casquettes, enfermaient leur bedaine
Dans des pattes d’éléphant, pantalons immortel !
On y croisait aussi des coiffes bigoudènes.
Les hommes en casquettes, enfermaient leur bedaine
Dans des pattes d’éléphant, pantalons immortel !
Qu’êtes vous devenus Ô gens de mon quartier !
Mon beau terrain de jeu recouvert de voitures,
Les odeurs remplacées par celle de friture ,
Les marins échangés par des boutiquiers.
Mon beau terrain de jeu recouvert de voitures,
Les odeurs remplacées par celle de friture ,
Les marins échangés par des boutiquiers.
Pinasses et dundees ont déserté le port
Au profit des vedettes destinées aux touristes
Et les yacks à voile sifflent cet air sinistre
Que souffle le suroît dans ces drisses sonores .
Bobi 02.09
Bobi 02.09
samedi 24 janvier 2009
Les vampires.

Dans les ruines du château que hante le vampire
Il n’y a que des rats pour toute compagnie
Et des chauves souris qui déchirent la nuit
La sombre humidité que les murs transpirent.
Il n’y a que des rats pour toute compagnie
Et des chauves souris qui déchirent la nuit
La sombre humidité que les murs transpirent.
Dans cet environnement, qui pourrait être heureux ?
Les nuits suivant les nuits, et pour l’éternité !
Comme seul plaisir, parfois une saignée
De la vierge imprudente égarée en ces lieux.
Les nuits suivant les nuits, et pour l’éternité !
Comme seul plaisir, parfois une saignée
De la vierge imprudente égarée en ces lieux.
Et son pire ennemi, chaque jour : Le soleil,
Brûle cruellement son visage blafard
S’il se lève trop tôt, ou se couche trop tard,
Surtout son pauvre nez et ses grandes oreilles !
Brûle cruellement son visage blafard
S’il se lève trop tôt, ou se couche trop tard,
Surtout son pauvre nez et ses grandes oreilles !
Car sa barbe le protège un peu, c’est évident,
Barbe longue et hirsute vampire négligent,
Barbe courte et soignée vampire délicat,
Barbe longue et hirsute vampire négligent,
Barbe courte et soignée vampire délicat,
Allez donc vous raser, lorsque votre miroir,
Ne vous renvoie jamais votre face de rat !
Vous avez l’air malin avec votre rasoir .
Ne vous renvoie jamais votre face de rat !
Vous avez l’air malin avec votre rasoir .
Bobi 01.09
dimanche 11 janvier 2009
Les acariens

Tous les matins d’hiver vers neuf heures du matin
Dans la chambre à coucher parfumée des odeurs
Des corps assoupis dans la douce tiédeur
Du grand lit conjugal habillé de satin,
Tout repose encore, mais dans l’air immobile
Flotte comme une menace aux habitants du lieu.
L’hécatombe quotidienne le sacrifice odieux
De million d’acariens gentilles bêtes utiles .
La femme d’un geste large à ouvert le grand lit.
Par la fenêtre rentre l’air glacé du dehors
L’acarien ne peut échapper à la mort !
Mais pourquoi tant de haine ? J’en demeure saisi !
J’ai souvent pris la plume pour le sort de la mouche
Ou pour celui du crabe, prisonnier dans la moule
Serais-je indifférent au sort de cette foule
Massacrée chaque jour ? Ce malheur me touche !
Car ces gentilles bêtes ne sont pas rancunières
Les survivantes mangent les corps des victimes
Participant ainsi à l’hygiène ultime
Rendant à notre couche sa fraîcheur première !
Halte au massacre affreux de façon récurrente
De millions d’acariens tombés au lit d’honneur
Caillassez les carreaux, sur les coups de neuf heures
Des fenêtre ouvertes par des femmes ignorantes.
Bobi 01.09
Dans la chambre à coucher parfumée des odeurs
Des corps assoupis dans la douce tiédeur
Du grand lit conjugal habillé de satin,
Tout repose encore, mais dans l’air immobile
Flotte comme une menace aux habitants du lieu.
L’hécatombe quotidienne le sacrifice odieux
De million d’acariens gentilles bêtes utiles .
La femme d’un geste large à ouvert le grand lit.
Par la fenêtre rentre l’air glacé du dehors
L’acarien ne peut échapper à la mort !
Mais pourquoi tant de haine ? J’en demeure saisi !
J’ai souvent pris la plume pour le sort de la mouche
Ou pour celui du crabe, prisonnier dans la moule
Serais-je indifférent au sort de cette foule
Massacrée chaque jour ? Ce malheur me touche !
Car ces gentilles bêtes ne sont pas rancunières
Les survivantes mangent les corps des victimes
Participant ainsi à l’hygiène ultime
Rendant à notre couche sa fraîcheur première !
Halte au massacre affreux de façon récurrente
De millions d’acariens tombés au lit d’honneur
Caillassez les carreaux, sur les coups de neuf heures
Des fenêtre ouvertes par des femmes ignorantes.
Bobi 01.09
mardi 6 janvier 2009
Noël au balcon.
à Gilbert....
Vous me dites : A Noël on est sur la terrasse
Et à l’abri du vent on peut réveillonner,
On est dans le midi. Et que grand bien vous fasse !
Cet avantage là, je veux vous le laisser !
Dans l’hémisphère sud, sous toutes latitudes
Les gens fêtent Noël, bien sur, en plein été
Le gros bonhomme en rouge, vêtu comme d’habitude
Pour cette nuit glacée de la nativité !
Ainsi pour moi Noël, c’est la neige et le froid.
C’est la bûche qui siffle, dedans la cheminée,
C’est le sapin orné, l’heure qui sonne au beffroi,
Et les yeux des enfants de joie illuminés !
C’est ce groupe tanguant sur la route gelée
Se hâtant vers la crèche dans l’église remplie
D’une foule de gens, qui une fois dans l’année
Choisissent d’aller prier, en ce jour, à minuit !
Et, lorsqu’ils sortiront vers deux heures du matin,
Dans la nuit pétrifiée par un froid sidéral,
Ils feront réveillon. Les présents du sapin
Attendront des petits, le réveil matinal !
Ainsi l’ont décidé ceux qui dans le grand livre
Ont voulu que Jésus entre dans notre histoire
Par une nuit glacée, dans la neige et le givre,
Pour délivrer aux hommes un message d’espoir !
Bobi 25.12.08
Cuers
mercredi 24 décembre 2008
Noël
Les papistes exigent qu’en direct de Rome
La messe de minuit soit diffusée en somme
Pour leur propre usage à la télévision !
Le soir de Noël avec précision.
Les protestants protestent comme c’est leur devoir
Et veulent également que chacun puisse voir
Sur le petit écran un de leur sobre office
Et suivre d’un pasteur un prêche sans artifice.
Les anglicans réclament aux écrans britanniques
De Westmister Abbey un service identique.
Les chrétiens d’occident veulent une retransmission
De l’église Sainte Sophie, à la télévision
Le soir de Noël d’une messe orthodoxe .
Pour les slaves nombreux voilà un paradoxe
Qu’ils soient privés d’images.
Mais si satisfaction
Est donnée à chacun, c’est la saturation
Des écrans de télé pour la Nativité !
Et que nous reste-t-il à nous pauvres athées ?
Pour cette soirée de liesse réclamons une messe
Un office païen rempli de seins, de fesses.
Tenez : Le Crazy Horse ferait très bien l’affaire,
Sur la deuxième chaîne pour une soirée d’Enfer !
Bobi
La messe de minuit soit diffusée en somme
Pour leur propre usage à la télévision !
Le soir de Noël avec précision.
Les protestants protestent comme c’est leur devoir
Et veulent également que chacun puisse voir
Sur le petit écran un de leur sobre office
Et suivre d’un pasteur un prêche sans artifice.
Les anglicans réclament aux écrans britanniques
De Westmister Abbey un service identique.
Les chrétiens d’occident veulent une retransmission
De l’église Sainte Sophie, à la télévision
Le soir de Noël d’une messe orthodoxe .
Pour les slaves nombreux voilà un paradoxe
Qu’ils soient privés d’images.
Mais si satisfaction
Est donnée à chacun, c’est la saturation
Des écrans de télé pour la Nativité !
Et que nous reste-t-il à nous pauvres athées ?
Pour cette soirée de liesse réclamons une messe
Un office païen rempli de seins, de fesses.
Tenez : Le Crazy Horse ferait très bien l’affaire,
Sur la deuxième chaîne pour une soirée d’Enfer !
Bobi
samedi 20 décembre 2008
Zodiac : les sagittaires.

à Eugène
S’agit-il aujourd’hui de louer le sagittaire
Individu placide conçu en fin d' hiver.
Dans la chaleur des draps quand il n’est rien à faire
En dehors du devoir conjugal austère !
Certes, ceux qui sont conçus au plein cœur de l’été
Ou même au printemps, au joli moi de mai
Seraient le résultat de coïts débridés
Unions quasi faunesques, quand la nature renaît !
Il en est des humains comme des écoulements,
Certains ruisseaux placides se transforment en torrents,
D’autres rus turbulents se terminent en étang,
Seule compte la pente, affaire d’environnement !
Le spermatozoïde qui percute l’ovule
Se moque bien je crois du temps qu’il fait dehors
Il gagne le gros lot, ce qui compte d’abord
C’est se mettre à l’abri, dans cette capsule !
Ainsi je ne crois pas aux signes du zodiaque
Ce petit poisson là, pris parmi des milliards
Qui donc le choisit, si ce n’est le hasard ?
Un dans la multitude, au milieu du cloaque !
On ne peut faire l’impasse sur cette notion
Que la terre n’est rien d’autre qu’une grosse toupie
Son axe décrit un cône parfaitement défini,
Des équinoxes enfin, c’est la précession.
Mais puisqu’il faut ici louer les sagittaires
Nous dirons qu’en hiver, du sperme, la qualité
Est réputée meilleure et même en quantité,
Que pendant les saisons, chaudes ou caniculaires !
Bobi 12.08
lundi 15 décembre 2008
Discours de Dominique de Villepin à l'assemblée ..
Pâle, effrayant, pareil à l’aigle des nuées
Terrassant du regard son camp épouvanté
Dominique de Villepin s’écria : Lâcheté !
Lâcheté, gens de gauche aux convictions molles
Politiciens falots et dont le seul souci
Est d’être réélus, vos décisions folles,
Elites de ce parti aux ambitions rancies !
Me poussent à m’en aller :
.......................................Retournez chez vos femmes
Et quand elles vous diront : Mais où est Dominique ?
Direz baissant la tête, honteux, minables, infâmes
Nous nous sommes enfuis lors d’une polémique,
Si vite, si honteux et sans nous retourner,
Notre Premier ministre , nommé par le roi Jacques,
Nous ne savons plus bien, où nous l’avons laissé !
Je ne veux plus vous voir avec vos tètes à claques !
Ainsi parla Domi.
......................................Les pâtres dans les bois
Croyaient en l’entendant que c’était le tonnerre !
Les barons de la gauche figés en restaient cois
Straus Cahn et Fabius restaient les yeux à terre !
Soudain comme chacun demeurait interdit
Et qu’une nuée d’anges traversait l’hémicycle
Une belle jeune femme sortit des rangs et dit :
Que Dieu garde Jacquot dans sa forme olympique !
Vilepin fut surpris de ce ton d’assurance
Il regarda celle qui s’avançait et vit
Une femme qui avait le visage de la France !
Vêtue de probité candide et de coutil.
Que veux-tu ? Dit Domi et qu’est-ce qui t’émeut ?
Je veux dit Ségolène, (vous l’aviez reconnue),
Le Charente Poitou, ce que pas un ne veut !
Villepin plus rayonnant qu’un archange déchu
Lui dit : Et tu seras pour ce propos hautain
Ségolène du Poitou : Ségo à la main leste
Dispensatrice de claques et d’épées dans les reins.
Après tu châtieras les railleurs s’il en reste !
Et l’on te parlera de façon fort civile :
...................................................................Va fille !
Le lendemain Royale, avait pris la pastille !
Bobi d’après V.H.
Terrassant du regard son camp épouvanté
Dominique de Villepin s’écria : Lâcheté !
Lâcheté, gens de gauche aux convictions molles
Politiciens falots et dont le seul souci
Est d’être réélus, vos décisions folles,
Elites de ce parti aux ambitions rancies !
Me poussent à m’en aller :
.......................................Retournez chez vos femmes
Et quand elles vous diront : Mais où est Dominique ?
Direz baissant la tête, honteux, minables, infâmes
Nous nous sommes enfuis lors d’une polémique,
Si vite, si honteux et sans nous retourner,
Notre Premier ministre , nommé par le roi Jacques,
Nous ne savons plus bien, où nous l’avons laissé !
Je ne veux plus vous voir avec vos tètes à claques !
Ainsi parla Domi.
......................................Les pâtres dans les bois
Croyaient en l’entendant que c’était le tonnerre !
Les barons de la gauche figés en restaient cois
Straus Cahn et Fabius restaient les yeux à terre !
Soudain comme chacun demeurait interdit
Et qu’une nuée d’anges traversait l’hémicycle
Une belle jeune femme sortit des rangs et dit :
Que Dieu garde Jacquot dans sa forme olympique !
Vilepin fut surpris de ce ton d’assurance
Il regarda celle qui s’avançait et vit
Une femme qui avait le visage de la France !
Vêtue de probité candide et de coutil.
Que veux-tu ? Dit Domi et qu’est-ce qui t’émeut ?
Je veux dit Ségolène, (vous l’aviez reconnue),
Le Charente Poitou, ce que pas un ne veut !
Villepin plus rayonnant qu’un archange déchu
Lui dit : Et tu seras pour ce propos hautain
Ségolène du Poitou : Ségo à la main leste
Dispensatrice de claques et d’épées dans les reins.
Après tu châtieras les railleurs s’il en reste !
Et l’on te parlera de façon fort civile :
...................................................................Va fille !
Le lendemain Royale, avait pris la pastille !
Bobi d’après V.H.
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